Le député du bloc parlementaire de la Fidélité à la résistance (Hezbollah) Nawwaf el-Moussaoui a déclaré lundi, lors d'une cérémonie dans le village de Ghazieh (Liban-sud), que la résistance fait partie intégrale du Liban.
"Il n'y aura pas de consensus national sans un accord sur la résistance", a lancé le responsable tout en estimant que l'assassinat vendredi dernier de l'ancien ministre Mohammad Chatah "devrait encourager tous les partis politiques à s'unir afin d'affronter les dangers qui menacent le Liban".
"Il y a des tentatives de profiter de ce crime pour changer l'équilibre du pouvoir au Liban", a-t-il ajouté en indiquant que "certains partis utilisent l'attentat pour intimider les autres".
Le régime syrien et son allié le Hezbollah ont été mis en cause par plusieurs responsables au sein de l'Alliance du 14 Mars dans l'assassinat de M. Chatah.
L'ancien Premier ministre Fouad Siniora a prononcé dimanche, après l'inhumation de Mohammad Chatah, un discours politique virulent dans lequel il a assuré que "les forces du 14 Mars ont décidé de libérer le Liban de l'hégémonie des armes illégitimes."
Samedi, la Coalition du 14 Mars a réclamé la formation d'un gouvernement sans la participation du parti chiite. Mais M. Moussaoui a réitéré lundi le refus du Hezbollah concernant la formation d'un gouvernement de fait accompli.


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