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Liban

La présence de S. Hariri aux audiences du TSL, un attachement à la justice « jusqu’au bout »

Les députés du Futur ont réitéré hier leur appel en faveur d’un gouvernement composé de personnalités non partisanes. Photo Dalati et Nohra.

Le député du courant du Futur, Samir Jisr, a estimé hier que « la campagne orchestrée contre le chef de l'État, Michel Sleiman, est le résultat de ses prises de positions franches ». Dans un entretien accordé à la radio al-Sharq, le parlementaire a dénoncé le fait qu'il est aujourd'hui demandé au président « d'avoir un parti-pris, chose qu'il refuse en se positionnant au centre, ses positions allant necessairement dans le sens de l'intérêt national ».
Interrogé sur la vision du 14 Mars pour éviter le vide à la fin du mandat du chef de l'État Michel Sleiman, il a répondu : « En définitive, nous finirons par parvenir à un compromis et à une entente sur un candidat n'appartenant ni au camp du 8 Mars ni à celui du 14 Mars afin que l'on puisse trouver une issue. »
Prié de commenter la présence possible de l'ancien chef de gouvernement, Saad Hariri, aux audiences du procès du Tribunal spécial pour le Liban, qui débuteront le 16 janvier prochain, M. Jisr a confirmé cette présence « en tant que détenteur d'un droit personnel et politique, sachant qu'il est également l'une des personnes qui ont œuvré à la création de ce tribunal ». Par conséquent, a ajouté le député, « il s'agit d'une présence morale en premier lieu qui ne saura affecter le tribunal et son fonctionnement mais qui exprime l'attachement de M. Hariri, jusqu'à la dernière minute, à la justice ».
Évoquant la question du gouvernement dans le cadre d'un autre entretien à Sawt el-Chaab, le député a tenu à préciser que la formule de « gouvernement du fait accompli n'est ni correcte ni constitutionnelle ». « Un gouvernement de consensus national ne peut en aucun cas réaliser quoi que ce soit au Liban », a assuré par ailleurs M. Jisr.
Le député Ammar Houry a commenté pour sa part la visite effectuée à Baabda par le chef du bloc de la Fidélité à la résistance, Mohammad Raad, soulignant que « la communication reste le fondement du régime démocratique, contrairement à l'attitude qu'avait adoptée le Hezbollah en s'attaquant au chef de l'État, portant ainsi atteinte à sa position et mettant en doute ses intentions ». Réitérant le refus du 14 Mars de la formule gouvernementale du 6-9-9, il a considéré que le meilleur choix pour cette période transitoire est un gouvernement neutre non provocateur. Et de conclure en assurant
qu' « il y aura certainement un nouveau gouvernement avant les élections présidentielles ».

Le Futur, le Hezbollah et la guerre syrienne
Par ailleurs, le bloc de députés du Futur a réitéré hier son appel en faveur de la formation d'un gouvernement composé de personnalités non partisanes, estimant que « la vie politique ne s'assainira que lorsque le Hezbollah se retirera de Syrie ». Les membres du bloc ont exprimé cette position à l'issue de leur réunion hebdomadaire. Les participants se sont arrêtés sur les derniers propos exprimés par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et certains responsables du parti, estimant que ce dernier a perdu la légitimité du port des armes après les avoir dirigées contre les Libanais. Le communiqué accuse la résistance « d'œuvrer pour le compte de la République islamique d'Iran en vue d'acquis politiques, confessionnels et communautaires ». Revenant sur la décision prise par le Hezbollah de prendre part aux combats en Syrie, les membres du bloc ont dénoncé cette « attitude régionaliste unilatérale qui va à l'encontre de la volonté des Libanais », invitant le parti à revenir sur sa décision.
Les participants ont enfin lancé un appel au chef de l'État, Michel Sleiman, l'invitant à former un gouvernement au sein duquel seront représentées des personnalités non partisanes et « de ne pas se soumettre au chantage, au terrorisme et aux tentatives de sabotage de la Constitution et des institutions ».
Dans un autre communiqué, Saad Hariri a exprimé ses vœux aux Libanais et aux chrétiens en particulier pour les fêtes de Noël et de fin d'année, soulignant l'importance d'accorder la priorité à l'intérêt du Liban et préconisant la nécessité de mettre fin à toute ingérence dans la guerre syrienne. La députée Bahia Hariri a également transmis ses vœux au peuple libanais, espérant que le pays réussira à se soustraire aux dangers et à dépasser les épreuves difficiles.

Le député du courant du Futur, Samir Jisr, a estimé hier que « la campagne orchestrée contre le chef de l'État, Michel Sleiman, est le résultat de ses prises de positions franches ». Dans un entretien accordé à la radio al-Sharq, le parlementaire a dénoncé le fait qu'il est aujourd'hui demandé au président « d'avoir un parti-pris, chose qu'il refuse en se positionnant au centre, ses positions allant necessairement dans le sens de l'intérêt national ».Interrogé sur la vision du 14 Mars pour éviter le vide à la fin du mandat du chef de l'État Michel Sleiman, il a répondu : « En définitive, nous finirons par parvenir à un compromis et à une entente sur un candidat n'appartenant ni au camp du 8 Mars ni à celui du 14 Mars afin que l'on puisse trouver une issue. »Prié de commenter la présence possible de...
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