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Économie - Entreprise

La SNCF devrait renouer avec une légère croissance, mais supprimer 900 postes

La SNCF prévoit une croissance en 2014 couplée à des licenciements en masse.

La SNCF prévoit de renouer lentement avec la croissance de ses ventes en 2014, mais reste dans une situation difficile, avec un repli des recettes du TGV pesant sur sa rentabilité et quelque 900 emplois nets appelés à disparaître.
Le budget 2014 du groupe SNCF, présenté jeudi dernier en conseil d'administration, table sur une légère reprise avec un chiffre d'affaires à 33,3 milliards d'euros, en hausse de 3 % comme en 2012, un rythme supérieur au maigre + 0,5 % prévu sur 2013.
La progression devrait être tirée par la branche SNCF Infra, la branche infrastructures, qui facture à RFF, gestionnaire du réseau, les travaux réalisés sur les voies – 1 700 kilomètres programmés l'an prochain, soit trois fois plus qu'il y a dix ans.
Pour autant, la rentabilité du groupe devrait continuer à baisser en 2014, selon un document interne que l'AFP a pu consulter. En cause notamment, la chute des recettes du TGV – principalement due à la hausse des péages selon la SNCF –, une tendance continue depuis mi-2012.
Les filiales de transport de marchandises Geodis et de transport public Keolis devraient néanmoins connaître, en 2014, une hausse de leur marge opérationnelle.
Est également attendue une légère reprise, de 1 à 2 %, du trafic ferroviaire de marchandises, secteur en difficulté, avait indiqué vendredi le président de la SNCF Guillaume Pepy.
L'endettement du groupe, estimé à 7,5 milliards d'euros en 2013, devrait atteindre 7,9 milliards en 2014. L'objectif est qu'il diminue à 4,9 milliards d'euros en 2020.

Depuis 2009, 6 100 postes disparus
Par ailleurs, la SNCF ne remplacera pas tous les départs en 2014. En moyenne, sept agents sur dix sont remplacés, avait affirmé vendredi Guillaume Pepy.
Les effectifs seront ainsi réduits de 1 432 postes au sein de l'opérateur ferroviaire – et non de l'ensemble du groupe. Toutefois, 531 jeunes devraient être embauchés en emplois d'avenir.
Au final, ce sont donc 901 postes qui devraient être supprimés (-0,6 %), un peu plus qu'en 2013 (-319 postes, -0,2 %), après une année stable en 2012.
Ces coupes ont été vivement dénoncées par les syndicats. Pour le plus représentatif, la CGT-Cheminots, ce budget est « un véritable plan d'austérité imposé aux cheminots » et « l'emploi sera encore la variable d'ajustement ».
Selon ce syndicat, les 1 432 suppressions d'emplois évoquées sont une « moyenne utilisée pour masquer la réalité et tromper l'opinion publique » : entre le 1er janvier et le 31 décembre 2014, la CGT comptabilise 2 453 suppressions d'emplois.
« Encore une fois, c'est principalement le réseau d'accueil et de vente de la SNCF qui fera les frais de cette coupe sombre », a réagi la CFDT.
Ce budget laisse augurer de « nouvelles dégradations pour les usagers et les cheminots », a prédit de son côté SUD-Rail.
Depuis 2009, environ 6 100 postes ont disparu pour arriver en 2013 à un effectif moyen estimé à 150 333 personnes dans la maison mère.
La SNCF présente toujours « un niveau très fort de recrutement, même si, de façon générale, il y a un redéploiement et une diminution sur ses
différentes fonctions », a commenté le ministre des Transports Frédéric Cuvillier à la sortie du Conseil des ministres.
Selon les documents internes, les conflits sociaux ont été plus nombreux en 2013 qu'en 2012. À fin octobre, ils étaient même deux fois supérieurs à la même période l'an dernier. Néanmoins, précise ce même document, ils restent à un niveau « relativement bas » comparativement aux dix dernières années.
(Source : AFP)

La SNCF prévoit de renouer lentement avec la croissance de ses ventes en 2014, mais reste dans une situation difficile, avec un repli des recettes du TGV pesant sur sa rentabilité et quelque 900 emplois nets appelés à disparaître.Le budget 2014 du groupe SNCF, présenté jeudi dernier en conseil d'administration, table sur une légère reprise avec un chiffre d'affaires à 33,3 milliards d'euros, en hausse de 3 % comme en 2012, un rythme supérieur au maigre + 0,5 % prévu sur 2013.La progression devrait être tirée par la branche SNCF Infra, la branche infrastructures, qui facture à RFF, gestionnaire du réseau, les travaux réalisés sur les voies – 1 700 kilomètres programmés l'an prochain, soit trois fois plus qu'il y a dix ans.Pour autant, la rentabilité du groupe devrait continuer à baisser en 2014, selon un...
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