Le Hezbollah et le mouvement Amal ont attaqué à boulets rouges le 14 Mars qu'ils ont accusé de soutenir et d'encourager les mouvements takfiristes qui ciblent notamment l'armée libanaise.
« Les takfiristes s'abritent sous l'ombrelle du 14 Mars », a affirmé sans ambages le vice-président du conseil exécutif du Hezbollah, cheikh Nabil Kaouk , estimant que le soutien de ce camp politique aux jihadistes est « encore plus dangereux » que la présence même de ces groupuscules au Liban. « Certains membres de ce camp politique ont même pris la défense devant les tribunaux de ceux qui ont tué les soldats de l'armée à Abra », a-t-il dénoncé
Le responsable, qui s'exprimait à l'occasion d'un dîner organisé en l'honneur de personnalités de la communauté chrétienne au Liban-Sud à l'occasion de Noel, a affirmé que « le danger que représentent les takfiristes ne menace pas uniquement le Hezbollah, les chiites ou l'armée libanaise, mais également l'ensemble de la nation, sa souveraineté et sa dignité ». « Ce danger est devenu une réalité au Liban. Preuve en est la présence de membres du Front al-Nosra, de Da'ech et d'el-Qaëda, certains groupes ayant même proclamé leurs propres émirs », a poursuivi cheikh Kaouk.
Le dignitaire chiite a appelé les forces du 14 Mars à faire preuve de « clémence » à l'égard du Liban et à « cesser de justifier le terrorisme ».
Il les a en outre invités à mettre un terme à leur campagne visant à mettre en doute l'armée. Et de se demander : « Le Hezbollah était-il en train de combattre en Syrie lorsque les officiers de l'armée ont été tué à Denniyeh ? Lorsque les explosions se multipliaient contre les bus transportant les militaires à Tripoli ? Ou encore lorsque les incidents de Aïn Alak et de Nahr el-Bared ont eu lieu? »
Toujours le 9-9-6
Pour le président du conseil exécutif du Hezbollah, Hachem Safieddine, « certaines forces régionales sont en train d'acheter les charges explosives et les voitures susceptibles d'être piégées en payant des sommes faramineuses afin de cibler l'armée libanaise et les régions du pays pour porter un coup fatal à l'unité du Liban et à sa résistance ».
Revenant à la charge, il a accusé, sans les nommer cette fois-ci, les forces du 14 Mars de créer, « à l'aide de leurs discours, un milieu propice aux takfiristes qui placent des véhicules piégés dans les régions, ciblant ainsi l'armée ».
Pour le membre du bloc de la Fidélité à la résistance, Nawaf Moussaoui, c'est la combinaison des efforts des parties internes et externes qui est mise à contribution. « Les campagnes médiatiques qui cherchent à porter atteinte à notre position consistant à combattre les groupes jihadistes en Syrie sont orchestrées par l'extérieur », a-t-il dit.
Selon lui, certaines forces libanaises « guidées par un État régional » cherchent à occulter le danger des takfiristes.
« Ils œuvrent tantôt à nier leur existence, tantôt à accuser la résistance et le Hezbollah d'être eux-mêmes des takfiristes et des extrémistes ». Le vrai takfirisme, a-t-il ajouté, est celui-là même qui a détruit la Syrie et qui exécute des opérations de kamikazes contre les Libanais, l'armée et les représentations diplomatiques.
Selon lui, ce type de takfirisme est de connivence avec le takfirisme politique, qui refuse l'autre, a ajouté le député, dans une allusion claire au refus du 14 Mars de la participation du Hezbollah au gouvernement. Une occasion pour lui de rappeler que le Liban « ne peut être fondé que sur le partenariat et l'entente ».
Dans un appel qu'il a voulu à la manière d'une ouverture, le député a invité l'ensemble des parties à œuvrer pour sortir de cette crise en formant un gouvernement « en harmonie avec l'esprit de Taëf et conforme à la Constitution », dans lequel seraient représentées toutes les composantes politiques et sociales du pays, notamment à travers le « compromis » de la formule du 9+9+6, qui est « le minimum acceptable pour nous », a-t-il dit.
Le député a souligné que le Hezbollah, qui a réussi à évincer Israël en le boutant hors du Liban, « est capable de vaincre les takfiristes militairement et politiquement », avant de conclure : « Nous n'accepterons pas qu'un État qui vient du désert ou d'au-delà des mers vienne mettre sa main sur le Liban, pour lequel nous avons offert de nombreux martyrs, morts pour la défense du pays. »
Le député d'Amal Hani Qobeissi est allé dans le même sens, affirmant que certaines prises de position politiques « sont plus létales que les voitures piégées qui s'en prennent aux barrages de l'armée ».


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SOUS L'OMBRELLE DU QUATORZE MARS LES MAUVAIS GARçONS... ET SOUS L'OMBRELLE DU HUIT MARS... LES BONS (???) GARçONS ?
15 h 45, le 26 décembre 2013