L'ancien député Misbah Ahdab a appelé hier les Tripolitains « à prendre conscience du complot ourdi contre la capitale du Nord » et à ne pas se laisser entraîner dans son sillage, et « au jeu mortel qui se trame contre nous tous ».
À l'occasion de la commémoration du « massacre qui avait eu lieu à Bab el-Tebbané » en décembre 1986 au cours duquel « des centaines de Tripolitains ont été tués et des milliers d'autres kidnappés », l'ancien député a précisé que ce sujet est aujourd'hui évoqué afin de « rappeler que Bachar el-Assad tente de réitérer l'expérience de son père en demandant à ses alliés et à ses agents de l'intérieur d'œuvrer en vue d'altérer
l'image de Tripoli, en créant, finançant et protégeant des groupes armés dans ma ville parmi des jeunes au chômage, de sorte à les présenter devant la communauté internationale comme étant des terroristes ».
En attendant, l'organisation internationale pour la défense des droits de l'homme (HRW) a dénoncé hier les attaques antialaouites survenues au début du mois à Tripoli. HRW a appelé les autorités libanaises à « prendre toutes les mesures possibles pour protéger les habitants de Tripoli en confisquant les armes qui ont été utilisées pour tuer les habitants en arrêtant et en engageant des poursuites contre les hommes armés, et en maintenant une présence sécuritaire dans les quartiers respectifs de toutes les communautés ».
De leur côté, un certain nombre de Tripolitains et de notables ont organisé hier un rassemblement de solidarité avec les victimes des attentats qui ont visé les deux mosquées de la ville. Plusieurs députés du courant du Futur ont pris part au rassemblement, notamment Mohammad Kabbara qui a demandé de déférer les auteurs du crime devant la Cour de justice.
Au même moment, deux conférences sur la drogue et les questions de circulation ont été organisées par « les amis des Forces de sécurité intérieure ».


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