Nagib Mikati réuni avec Milos Strugar. Photo Dalati et Nohra
Le Premier ministre sortant, Nagib Mikati, s'est entretenu hier à Aïn el-Tiné avec le président de la Chambre, Nabih Berry. À l'issue de l'entrevue, il a affirmé qu'il a avancé l'idée de la tenue d'une séance du Conseil des ministres, non pas par provocation, mais en raison des dossiers en suspens, révélant que « de nombreuse réserves ont été émises à ce propos ». Il a en outre espéré qu'« aucune urgence n'oblige le Conseil des ministres à se réunir à l'heure actuelle », jugeant que « la tenue de cette séance est toujours possible ».
Interrogé à propos de la position du président Michel Sleiman à l'égard de la tenue de cette séance, M. Mikati a indiqué que « Michel Sleiman a été clair à ce sujet ». « Le président estime que le Conseil supérieur de défense peut se réunir s'il faut discuter de la situation sécuritaire. Et s'il faut traiter du dossier du pétrole, le Conseil d'État a affirmé qu'un gouvernement d'expédition des affaires courantes ne peut imposer au Liban des projets pour les dix ans à venir. Enfin, le président estime qu'il n'est pas nécessaire que le gouvernement se réunisse actuellement, et nous déciderons quoi faire s'il y a urgence », a-t-il ajouté, assurant s'entendre parfaitement avec le président Sleiman.
Concernant des propos attribués au Premier ministre désigné Tammam Salam, selon lesquels la présence de M. Mikati au Grand Sérail est anticonstitutionnelle, le Premier ministre démissionnaire a affirmé que « le débat à ce sujet est clos ».
Nagib Mikati a par ailleurs rencontré hier au Grand Sérail le responsable des affaires politiques de la Finul, Milos Strugar, qui a assuré que la situation au Liban-Sud est retournée à la normale, suite à l'incident de dimanche dernier au cours duquel un soldat libanais a ouvert le feu sur un soldat israélien. « À la suite de cet incident, la Finul a multiplié les contacts avec les différentes parties afin de contrôler la situation. Une réunion tripartite s'est tenue à cet égard et la stabilité est maintenant rétablie au Sud », a-t-il expliqué, soulignant l'importance d'appliquer la résolution 1701 « pour le bien de toute la région ».
Sur un autre plan, M. Mikati a passé en revue les derniers développements sur les scènes locale et régionale avec l'ambassadeur de France, Patrice Paoli. Il s'est également entretenu avec le PDG de la MEA, Mohammad el-Hout, de la situation de la compagnie libanaise.


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