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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

L’UE de plus en plus agacée par Kiev

L'Union européenne (UE) garde la porte ouverte « au peuple ukrainien, mais pas nécessairement à son gouvernement », a prévenu la présidente lituanienne, Dalia Grybauskaité, à son arrivée hier au sommet européen. « Le peuple ukrainien doit décider lui-même de son avenir, ce n'est pas à ce gouvernement » de trancher, a insisté Mme Grybauskaité, dont le pays assume jusqu'au 31 décembre la présidence du Conseil européen. Elle a jugé que c'était le « nouveau » message que les dirigeants européens allaient lancer à l'Ukraine au second jour de leur sommet, axé sur la politique étrangère. « Le gouvernement ukrainien a perdu sa crédibilité » dans la crise déclenchée par son refus de signer comme prévu fin novembre avec l'UE l'accord d'association négocié depuis des années, a-t-elle martelé.
La présidente lituanienne a haussé le ton alors que jeudi son homologue ukrainien Viktor Ianoukovitch, soutenu par Vladimir Poutine, avait mis en garde les Occidentaux contre toute « ingérence » dans la crise politique en Ukraine, où l'opposition proeuropéenne conteste son régime dans la rue depuis près d'un mois, suite à la volte-face du pouvoir sur l'intégration européenne au profit de la Russie.

« Réanimer le stalinisme »
Au Parlement ukrainien, l'intervention du procureur général sur les violences policières contre les manifestants fin novembre a provoqué un tollé hier. La dispersion violente dans la nuit du 30 novembre d'une manifestation dans le centre de Kiev, qui a fait des dizaines de blessés et dont des images ont été diffusées par les télévisions ukrainiennes, a déclenché une contestation d'une ampleur sans précédent contre le régime du président Viktor Ianoukovitch. Tout en reconnaissant donc devant les députés que le recours à la force avait été « excessif », le procureur a indiqué n'être pas en mesure de « dire le nom du fonctionnaire qui a donné l'ordre (de disperser la manifestation) et si cet ordre prévoyait le recours à la force ».
« Nous avons tous compris ici que vous êtes en train de réanimer le stalinisme », a rétorqué Oleg Tiagnibok, l'un des leaders de l'opposition. « Où sont les images d'étudiants sauvagement battus par les Berkout (troupes antiémeute) ? Il est temps que vous donniez votre démission ! », a lancé au procureur Serguï Sobolev, député du parti de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko. Un autre chef de file de l'opposition, le boxeur Vitali Klitschko, a pour sa part exigé que soit nommé le responsable qui a donné l'ordre de frapper des manifestants pacifiques le 30 novembre.
(Source : AFP)

L'Union européenne (UE) garde la porte ouverte « au peuple ukrainien, mais pas nécessairement à son gouvernement », a prévenu la présidente lituanienne, Dalia Grybauskaité, à son arrivée hier au sommet européen. « Le peuple ukrainien doit décider lui-même de son avenir, ce n'est pas à ce gouvernement » de trancher, a insisté Mme Grybauskaité, dont le pays assume jusqu'au 31 décembre la présidence du Conseil européen. Elle a jugé que c'était le « nouveau » message que les dirigeants européens allaient lancer à l'Ukraine au second jour de leur sommet, axé sur la politique étrangère. « Le gouvernement ukrainien a perdu sa crédibilité » dans la crise déclenchée par son refus de signer comme prévu fin novembre avec l'UE l'accord d'association négocié depuis des années, a-t-elle martelé.La...
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