L'année 2013 a confirmé le ralentissement du marché immobilier entamé depuis 2011.
Si certains indicateurs comme le nombre de permis de construire (- 3 % sur les 12 derniers mois) sont en baisse, la valeur des transactions foncières est en hausse de 5 %. Preuve que le marché n'est pas totalement à l'arrêt.
Sans surprise, la situation sécuritaire locale et l'enlisement du conflit en Syrie affectent la demande des appartements neufs, des bureaux et des boutiques. Seul le marché foncier garde une certaine dynamique, mais l'intérêt des promoteurs et des investisseurs est freiné par l'incohérence des prix demandés par les propriétaires qui ont du mal à s'adapter à la nouvelle donne du marché.
Comme l'an passé, les ventes des appartements neufs à Beyrouth ont été ralenties par une demande en dents de scie. Les ventes mettent encore beaucoup de temps à se réaliser. Cette tendance est renforcée par une inadéquation entre les acheteurs, qui pensent avoir facilement des rabais, et les vendeurs qui, eux, veulent sauver la face. Toutefois, 2013 a confirmé la baisse des prix commencée en 2012.
Désormais tous les promoteurs ou presque donnent avec une certaine facilité de 5 à 10 % de réduction. Les négociations pour obtenir de 10 à 15 % sont également possibles. C'est assurément le bon moment pour acheter ! Il y a beaucoup de produits sur le marché et le nombre des invendus ne cesse d'augmenter, donc les options ne manquent pas. Idéal pour chercher, comparer, négocier et trouver le bon produit à sa juste valeur.
Du côté de la location, la demande pour des bureaux se maintient dans un contexte économique pourtant en déclin. La périphérie de Beyrouth s'affirme de plus en plus comme une adresse d'affaires avec des produits de qualité, des places de parking et des loyers cohérents. Ainsi, les bureaux de Sin el-Fil sont devenus plus recherchés que ceux d'Achrafieh.
Si les loyers des petits appartements de 2 000 à 3 000 dollars par mois restent stables, celui des appartements haut de gamme (de 4 000 à 6 000 dollars par mois) est en baisse de 10 à 15 %. La demande des expatriés occidentaux et des ressortissants syriens les plus fortunés n'est pas suffisante pour écouler tout le stock disponible.
L'évolution des loyers commerciaux est également dans une spirale négative. Le nombre de boutiques à louer s'accumule. Les chiffres d'affaires des commerçants ayant baissé de 20 à 30 %, la logique voudrait que les loyers en fassent autant.
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