M. Harb recevant l’ambassadeur de Turquie pour un tour d’horizon des derniers développements dans la région.
L'élection présidentielle de 2014 doit avoir lieu coûte que coûte, car « il est temps que les échéances constitutionnelles se tiennent dans les délais », a déclaré hier le député Boutros Harb. Pour M. Harb, « il est nécessaire que les députés se rendent le jour de l'élection au Parlement afin d'assurer le quorum, sans que telle ou telle partie prétexte le manque de quorum pour se retirer du vote, n'étant pas assurée de faire élire son candidat ».
Et d'ajouter : « Notre seul souci est d'élire un président de la République qui jouisse de la majorité requise pour devenir le chef de l'État, qui qu'il soit, qu'il soit du camp du 8 Mars ou de celui du 14 Mars. C'est ainsi qu'il deviendra, après son élection, un président de la République et non le président d'un camp. »
Pour ce qui est du gouvernement démissionnaire, M. Harb a considéré que celui-ci est bien mort et que rien ne pourra le ressusciter. Pour lui, « le président de la République veut former un gouvernement avec le Premier ministre désigné car il ne veut pas que son mandat se termine avant l'élection de son successeur, mais les conditions imposées par le camp du 8 Mars, spécifiquement le Hezbollah, rendent un tel gouvernement impossible à former ». Il a fustigé par ailleurs le gouvernement actuel pour son incapacité à éloigner le danger des incidents sécuritaires par une surveillance efficace des frontières.
Le député Harb a d'autre part reçu hier l'ambassadeur de Turquie Suleyman Inan Özyildiz, avec qui il a discuté des grands bouleversements qui secouent la région. M. Harb a affirmé avoir souhaité que « la Turquie joue un rôle de médiateur pour faire la lumière sur le sort des évêques et des religieuses kidnappés en Syrie ».


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