Rechercher
Rechercher

Liban

Ban Ki-moon annonce, pour le 15 janvier au Koweït, la tenue de la conférence internationale des pays donateurs

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a lancé un appel à une aide immédiate à la population syrienne, la situation humanitaire due à la guerre en Syrie étant, selon lui, « des plus troublantes », que ce soit à l'intérieur du pays ou dans les pays qui accueillent les réfugiés, comme au Liban.
Les Nations unies essaient de s'attaquer à tous les aspects de cette guerre, tels que le recours aux armes chimiques dont le rapport a été discuté hier à huis clos au Conseil de sécurité de l'ONU. « Mais ce qui est important et triste est la condition tragique d'impuissance du peuple syrien avec le nombre croissant de femmes et d'enfants parmi les réfugiés. Les Nations unies ont mobilisé toutes les agences humanitaires connexes, pour leur venir en aide », a indiqué hier à L'Orient-Le Jour le secrétaire général de l'ONU, qui s'exprimait dans le cadre de la conférence de presse « traditionnelle de fin d'année » en présence d'une foule de journalistes.
Ban Ki-moon a affirmé qu'il s'est entretenu « avec tous les leaders mondiaux pour les encourager à venir en aide » aux réfugiés, même si la « plupart de ces pays passent en ce moment par une crise économique difficile ». « Lorsqu'une telle tragédie se poursuit de cette manière sans qu'on ne sache quelle en sera l'issue, il devient très difficile de s'attendre à une aide continue et généreuse, ce que je comprends parfaitement », a-t-il noté. Et de poursuivre : « Je pense quand même que la communauté internationale et les leaders mondiaux doivent assumer leurs responsabilités. Plus de 9,5 millions de personnes ont été affectées par la crise syrienne, ce qui représente la moitié de la population », a-t-il estimé. Il a aussi déploré avec force la destruction de la plupart de l'infrastructure syrienne, y compris les écoles, les hôpitaux et les institutions gouvernementales. « Les gens sont tout simplement en train de mourir » dans ce pays, a-t-il ajouté.
Lançant un appel à une aide immédiate, M. Ban a affirmé qu'il est impératif « de traiter ce problème de manière sérieuse et humaine ». Plus de 3,3 millions de personnes sont maintenant des réfugiés dans les pays voisins. « Le Liban en compte une grande partie avec un million de réfugiés, la Jordanie, la Turquie, l'Irak, et l'Égypte avec 100 000 ainsi que d'autres pays africains », a-t-il précisé. C'est pour cette raison précise que Ban Ki-moon a décidé de convoquer la conférence des donateurs pour le 15 janvier prochain au Koweït. « J'appelle les États membres à venir au Koweit pour montrer leur solidarité humanitaire », a-t-il lancé.

« Situation politique très compliquée au Liban »
Tout en exprimant son empathie pour le Liban, Ban Ki-moon a aussi déploré la situation « très compliquée qui y prévaut maintenant ». « L'absence d'un gouvernement en place et la pression que représente la tragique dimension humanitaire du dossier des réfugiés syriens rendent la situation politique encore plus difficile dans ce pays », a-t-il dit, en rappelant qu'il avait soulevé ces questions à maintes reprises lors de ses rencontres avec le Premier ministre sortant, Nagib Mikati, et le président libanais, Michel Sleiman. C'est pour cette raison qu'il avait d'ailleurs lancé en septembre dernier le Groupe international de soutien au Liban, afin que soient discutées des questions politiques, économiques et sécuritaires ayant trait au Liban, a-t-il rappelé à L'Orient-Le Jour.
Dans ses remarques, le secrétaire général de l'ONU a mis l'accent sur les défis principaux qui ont marqué 2013, notamment « le conflit syrien avec une détérioration de la situation qui dépasse l'imagination ». « Les Syriens ne peuvent plus se permettre une autre année, un autre mois et même un autre jour de brutalité et de destruction », a-t-il noté, en ajoutant qu'il vient d'informer le Conseil de sécurité du rapport final de la mission d'enquête dirigée par le professeur Åke Sellström. « Nous devrions tous être profondément préoccupés par ses conclusions, à savoir l'utilisation d'armes chimiques non seulement dans l'attaque d'août dans la région de Ghouta à proximité de Damas, mais aussi à plusieurs autres occasions, y compris contre les civils », a-t-il déclaré.
Ban Ki-moon a aussi indiqué qu'il va bientôt lancer des invitations à la Conférence internationale sur la Syrie qu'il va convoquer à Genève le mercredi 22 janvier prochain. « Toutes les personnes impliquées doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour contribuer au succès de cette conférence », a-t-il insisté. « Je lance un appel aux autorités syriennes pour mettre fin à la violence et faciliter l'accès humanitaire à la population. J'appelle les États et les organisations qui ont une influence sur les parties syriennes à les aider à se préparer à un engagement constructif. Encore une fois, c'est la situation humanitaire qui est la plus troublante », a martelé Ban Ki-moon. Il a rappelé que l'appel lancé hier à Genève est le plus important dans l'histoire des Nations unies : avec 6,5 milliards de dollars pour répondre aux besoins à l'intérieur de la Syrie et pour venir en aide de plus de 2 millions de personnes qui ont fui le pays.
Le secrétaire général de l'ONU a ensuite abordé le dossier iranien, en faisant remarquer que l'élan diplomatique enregistré en 2013, à savoir l'accord entre l'Iran et le P5+1 sur le programme nucléaire iranien, devra déboucher en 2014 sur un accord global sur toutes les questions en suspens. « Nous devons faire de 2014 l'année de la protection des personnes, y compris leur sécurité, leurs droits fondamentaux et leur bien-être de base » a-t-il enfin souhaité.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a lancé un appel à une aide immédiate à la population syrienne, la situation humanitaire due à la guerre en Syrie étant, selon lui, « des plus troublantes », que ce soit à l'intérieur du pays ou dans les pays qui accueillent les réfugiés, comme au Liban.Les Nations unies essaient de s'attaquer à tous les aspects de cette guerre, tels que le recours aux armes chimiques dont le rapport a été discuté hier à huis clos au Conseil de sécurité de l'ONU. « Mais ce qui est important et triste est la condition tragique d'impuissance du peuple syrien avec le nombre croissant de femmes et d'enfants parmi les réfugiés. Les Nations unies ont mobilisé toutes les agences humanitaires connexes, pour leur venir en aide », a indiqué hier à L'Orient-Le Jour le secrétaire...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut