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Économie - Liban - Investissements

La diaspora libanaise continue de croire au Liban

Selon un rapport récent publié par la Banque mondiale, le Liban fait preuve de résilience pour ce qui est des investissements directs étrangers (IDE). Malgré les turbulences politiques, la diaspora libanaise continue de tabler sur le pays du Cèdre.

Malgré les turbulences politiques, le Liban a réussi à attirer la majeure partie des IDE en provenance des Émirats arabes unis, sur la période 2012-2013.

La Banque mondiale (BM) a récemment publié un rapport sur l'instabilité politique dans la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (MENA) et le flux des investissements directs étrangers (IDE). Dans son étude, la BM indique que deux tiers des IDE dans la région MENA sont passés des pays importateurs de pétrole à ceux qui en produisent et exportent.
En ce qui concerne le Liban, le rapport de la BM repris par le Lebanon Brief de la Blominvest Bank, met l'accent sur le fait que la stabilité politique a empiré entre le quatrième trimestre de 2010 et le premier trimestre de 2012, soit la période labellisée « printemps arabe ». Dans les détails, la BM souligne une corruption toujours plus galopante, un environnement de moins en moins propice aux affaires et une instabilité gouvernementale. Malgré ces facteurs, la performance du Liban a dépassé les attentes, le pays continuant d'être perçu comme un refuge sûr pour les IDE. En atteste la récente crise du système bancaire chypriote où les non-résidents libanais ont transféré leurs dépôts vers le Liban.
En parallèle, le rapport de la BM met l'accent sur le fait que la stabilité politique n'est pas le seul facteur qui « contrôle » les flux d'IDE. Selon l'institution mondiale, le niveau d'éducation, l'innovation et la maturité technologique jouent également un rôle essentiel. Dans les détails, la BM a souligné que les firmes mondiales se sont taillé la part du lion en termes de développement de nouvelles gammes de produits et d'investissements dans les départements de recherche et de développement. Toutefois, l'écart entre le nombre de projets locaux et de projets étrangers a été d'autant plus évident au Liban, en Égypte et en Algérie.
Pour ce qui est des investissements directs étrangers sur des sites vierges, le Liban a reçu entre 2012 et 2013 la plus grande part des investissements en provenance des Émirats arabes unis, soit 40 %, et des autres pays de la région MENA (également à hauteur de 40 %). Les IDE sur des sites vierges sur ladite période ont totalisé 142 projets pour le Liban avec un investissement de capital estimé à 10 milliards de dollars, dont l'impact sur la création d'emplois se chiffre à 30 000 nouveaux emplois. En d'autres termes, la moyenne de chaque investissement s'est chiffrée à 70 millions de dollars par projet, générant ainsi une moyenne de 211 emplois, soit 3 000 emplois par chaque milliard investi.
Pour ce qui est de la distribution sectorielle des IDE sur les sites vierges, la BM a révélé que 54 % du total de ce type d'IDE a été concentré dans des services commerciaux, 31 % dans des secteurs non marchands, 11 % dans la production manufacturière non pétrolière et 4 % dans des ressources manufacturières pétrolières.

La Banque mondiale (BM) a récemment publié un rapport sur l'instabilité politique dans la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (MENA) et le flux des investissements directs étrangers (IDE). Dans son étude, la BM indique que deux tiers des IDE dans la région MENA sont passés des pays importateurs de pétrole à ceux qui en produisent et exportent.En ce qui concerne le Liban, le rapport de la BM repris par le Lebanon Brief de la Blominvest Bank, met l'accent sur le fait que la stabilité politique a empiré entre le quatrième trimestre de 2010 et le premier trimestre de 2012, soit la période labellisée « printemps arabe ». Dans les détails, la BM souligne une corruption toujours plus galopante, un environnement de moins en moins propice aux affaires et une instabilité gouvernementale. Malgré ces facteurs, la...
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