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Karim Ghorayeb, de l’ombre à la lumière

Artiste émergeant dans le monde audiovisuel, Karim Ghorayeb se révèle au grand public grâce à son travail de directeur de la photographie dans « Ghadi », le film à succès du réalisateur Amin Dora.

C'est au cours de sa deuxième année d'études à l'Iesav (USJ) que ce jeune homme de 26 ans se découvre une passion pour l'image. « Je me suis intéressé à l'art de jouer avec la lumière et les couleurs, et, très vite, j'ai découvert le plaisir de travailler l'image. Si je n'avais pas choisi d'être directeur de la photographie, j'aurais voulu devenir acteur ou réalisateur. » Étudiant, Karim se plaît à jouer à l'acteur et fait quelques apparitions devant la caméra pour des spots publicitaires ou des courts métrages, comme le fameux Ecce Homos de Claude el-Khal, puis enchaîne les tournages et met son talent de directeur de la photo au service des cinéastes en herbe, ses camarades à l'université. Son nom apparaît au générique de plusieurs films de diplôme et son travail sur l'image lui permet d'acquérir une certaine notoriété. Le jeune homme travaille ensuite sur des projets variés : des films commerciaux, des vidéo-clips (Zeid and the Wings, Mashrou' Leila) et des courts métrages et documentaires de professionnels (Abu Rami de Sabah Haider et Damascus Roof and Tales of Paradise de Soudade Kaadan entre autres). En 2011, il s'illustre comme jeune réalisateur avec son film de fin d'études, Tom, une fiction fantaisiste qui lui permet de remporter le prix du meilleur court métrage d'étudiant au 17e Festival du cinéma européen.

Une première expérience concluante
À l'âge de 24 ans, Karim se voit confier par le réalisateur Amin Dora et le producteur Gabriel Chamoun l'image du long métrage Ghadi, écrit et interprété par Georges Khabbaz, une première pour le jeune homme qui explique : « C'était une expérience artistique et humaine assez intense et enrichissante. Travailler sur un projet d'une telle envergure s'est avéré un réel apprentissage, une bonne formation. » Sorti en salle il y a quelques semaines, Ghadi, par son sujet délicat et le jeu subtil des acteurs, séduit et émeut le public libanais. On ne peut qu'apprécier le travail de Karim en décors naturels, dans la rue, de nuit. Les acteurs sont joliment éclairés, et les contrastes de l'ombre et la lumière offrent aux spectateurs une image qui, à l'instar du personnage de Ghadi, dégage une sorte de mystère et de poésie. « Je trouve qu'il y a, dans le cinéma libanais, beaucoup de visages expressifs. Des acteurs comme Mona Tayeh, Élie Mitri et Camille Salameh m'inspirent », confie Karim, qui aimerait continuer à exercer son métier de DOP au Liban. « Pour réussir, il faut travailler. J'ai tendance à penser que la chance ne vient pas vers nous, c'est nous qui devons plutôt aller à sa rencontre », avoue le jeune homme, qui reste optimiste quant à l'avenir du cinéma libanais.
Suivre son bonhomme de chemin et passer de l'ombre à la lumière, c'est ce que nous souhaitons à Karim
Ghorayeb.

C'est au cours de sa deuxième année d'études à l'Iesav (USJ) que ce jeune homme de 26 ans se découvre une passion pour l'image. « Je me suis intéressé à l'art de jouer avec la lumière et les couleurs, et, très vite, j'ai découvert le plaisir de travailler l'image. Si je n'avais pas choisi d'être directeur de la photographie, j'aurais voulu devenir acteur ou réalisateur. » Étudiant, Karim se plaît à jouer à l'acteur et fait quelques apparitions devant la caméra pour des spots publicitaires ou des courts métrages, comme le fameux Ecce Homos de Claude el-Khal, puis enchaîne les tournages et met son talent de directeur de la photo au service des cinéastes en herbe, ses camarades à l'université. Son nom apparaît au générique de plusieurs films de diplôme et son travail sur l'image lui permet d'acquérir une...
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