Le Centre SKeyes pour la liberté de la presse et de la culture a condamné fermement hier l'enlèvement lundi à Douma, en Syrie, de la militante syrienne Razan Zeitouné (36 ans, détentrice de deux prix internationaux pour les droits de l'homme), et de son équipe de travail du Centre de documentation des violations contre les droits de l'homme (VDC), composée de son mari, le militant Waël Hamada, et de ses collègues Nazim el-Hamadi et Samira el-Khalil, l'épouse de l'écrivain Yassine el-Hajj Saleh, « d'autant que le rapt a eu lieu à l'intérieur du centre, à la veille de la Journée mondiale des droits de l'homme, pour lesquels Zeitouné et ses collègues militent depuis longtemps ».
Un groupe islamiste armé avait fait irruption lundi dans les locaux du VDC, aux environs de 23h, et avait enlevé Zeitouné et son équipe, qui déploient des efforts inlassables pour documenter les violations commises à Ghouta et dans toute la Syrie.
SKeyes dénonce, dans un communiqué, « l'enlèvement de tous les militants des droits de l'homme par des personnes censées les protéger et veiller à leur sécurité et exige leur libération immédiate. Nous demandons à toutes les factions de l'opposition syrienne de garantir à toutes les personnes opérant dans le domaine des droits de l'homme la protection nécessaire, afin qu'elles puissent continuer à dénoncer les violations, les atrocités et les crimes commis contre le peuple syrien par les différentes parties impliquées dans le conflit ».
« Les membres du centre avaient déjà été menacés par des groupes armés dans la région et des inconnus avaient ouvert le feu sur le domicile de Zeitouné quelques jours plus tôt. Les quatre militants enlevés voulaient quitter la ville de Douma, mais il est extrêmement difficile de se déplacer dans cette région », ajoute SKeyes, citant des témoins.
Liban
SKeyes condamne l’enlèvement, en Syrie, de Razan Zeitouné et son équipe
OLJ / le 12 décembre 2013 à 00h00

