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Économie

France... Flashback 2013

En fin de cette année, nous passons en revue les faits qui ont le plus marqué l'économie française en 2013.
Les choses avaient plutôt bien commencé. Début janvier, les partenaires sociaux signaient un accord visant à rendre le marché du travail plus flexible. Ajouté au crédit d'impôt-compétitivité, on avait l'ébauche d'une politique de l'offre où la priorité est moins macroéconomique que microéconomique. L'entreprise, plutôt que l'État, était mise au cœur du système pour créer des emplois et faire des investissements productifs. Dans les discours du gouvernement, il n'était alors plus question que de réformes structurelles et de maîtrise de la dépense publique. On pouvait presque avoir l'impression d'un virage de politique économique : après les hausses d'impôt de 2012 visant à stopper la dérive du déficit public, on allait s'inspirer des « modèles » nordique ou allemand pour redresser la croissance à moyen terme.
La situation économique n'était certes pas favorable (baisse du PIB au T4 2012 et au T1 2013), mais la Commission européenne se montrait compréhensive. En mai, elle accordait un délai de deux ans pour ramener le déficit sous le seuil de 3 % du PIB, en recommandant toutefois au gouvernement français de réformer les régimes de retraite, de rationaliser ses dépenses et d'ouvrir les secteurs protégés.
Le problème est que François Hollande n'a pas du tout été élu sur ces bases-là. Son gouvernement est constitué de pro et d'anti-Européens, à l'image de la France d'ailleurs. Il est tiraillé entre une aile gauche étatiste et une aile droite consciente des contraintes extérieures (monnaie unique, concurrence mondiale). Par suite, tout est dans la demi-mesure, au risque de mécontenter tout le monde. La réforme des retraites annoncée fin août est l'exemple-type : elle ne réforme presque rien.
Pendant ce temps, la pression fiscale s'est alourdie pour entretenir un niveau record de dépenses publiques. On voit des mouvements de résistance à l'impôt, on devine des comportements d'évitement de l'impôt (faiblesse des rentrées fiscales). La France n'aborde pas 2014 en position de force au sein de la zone euro.

En fin de cette année, nous passons en revue les faits qui ont le plus marqué l'économie française en 2013.Les choses avaient plutôt bien commencé. Début janvier, les partenaires sociaux signaient un accord visant à rendre le marché du travail plus flexible. Ajouté au crédit d'impôt-compétitivité, on avait l'ébauche d'une politique de l'offre où la priorité est moins macroéconomique que microéconomique. L'entreprise, plutôt que l'État, était mise au cœur du système pour créer des emplois et faire des investissements productifs. Dans les discours du gouvernement, il n'était alors plus question que de réformes structurelles et de maîtrise de la dépense publique. On pouvait presque avoir l'impression d'un virage de politique économique : après les hausses d'impôt de 2012 visant à stopper la dérive du...
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