Le député Fouad Siniora, chef du bloc parlementaire du Futur, a stigmatisé hier « l'accusation injuste et infondée lancée par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, contre l'Arabie saoudite, dans l'attentat contre l'ambassade d'Iran à Beyrouth ». « L'Arabie saoudite a toujours soutenu le Liban et les Libanais, et a œuvré pour extirper le pays des crises dans lesquelles les autres l'ont plongé. Elle continue de soutenir le Liban, soucieuse de sa souveraineté et de son indépendance », a-t-il affirmé.
De son côté, le député Boutros Harb a rejeté lui aussi les accusations de Hassan Nasrallah, « contre un État ami et frère du Liban », estimant que « de telles allégations constituent une atteinte aux relations historiques excellentes entre les deux pays ». « L'Arabie saoudite a été un soutien pour le Liban durant les crises, parrainant l'entente nationale et l'accord de Taëf qui avaient mis un terme à la guerre, sans oublier le grand soutien financier qu'elle a apporté à l'État libanais et l'accueil de nombreux immigrants libanais », a-t-il ajouté, ajoutant qu'« il n'est pas vrai que l'Arabie saoudite contraint le 14 Mars à refuser la formule 9-6-6 concernant la formation du nouveau cabinet ». « Le problème ne réside pas dans le nombre de sièges au sein du gouvernement, mais dans la disposition du Hezb à respecter la déclaration de Baabda et le retrait de Syrie », a-t-il poursuivi, accusant le Hezbollah d'hypothéquer la décision des Libanais.
Le député du courant du Futur, Ammar Houri, a pour sa part affirmé que le secrétaire général du Hezbollah a falsifié les faits dans son discours, torpillant ainsi toute possibilité de dialogue entre l'Iran et l'Arabie saoudite, et compliquant les relations du Liban avec l'Arabie et les pays du Golfe.
« Un débat a lieu actuellement en Iran entre une partie qui désire le dialogue avec l'Arabie saoudite et une autre qui s'oppose à ce dialogue, et Hassan Nasrallah représente cette branche. Je ne pense pas que les Saoudiens veuillent encore du dialogue après ces accusations », a-t-il indiqué, se disant « étonné du fait que Hassan Nasrallah se hâte de proférer des accusations quand son parti est visé alors qu'il préfère attendre les résultats des enquêtes lorsqu'il s'agit d'un attentat perpétré contre l'un des leaders du 14 Mars ».
Sur un autre plan, le député Marwan Farès a affirmé que les accusations proférées mardi contre l'Arabie saoudite montrent que la résistance ressent une certaine ingérence saoudienne dans les affaires du Liban. Le député Farès a de ce fait accusé l'Arabie saoudite d'entraver la tenue de Genève 2 et la formation d'un gouvernement au Liban. Le député du courant du Futur, Khaled Daher, a quant à lui qualifié le discours de Hassan Nasrallah de « tendu », « une preuve qu'il est dans le pétrin ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
CHAPEAU BAS YÂ éhhh PATRIOTE LIBANAIS AU GRAND CŒUR, PRÉSIDENT FOÄÂD SANIOÛRA !
16 h 47, le 05 décembre 2013