Au lendemain de la prise de Maaloula par un groupe rebelle fondamentaliste et de l'enlèvement de douze religieuses du couvent de Mar Takla relevant de l'Église grecque-orthodoxe, le patriarche Youhanna X Yazigi a lancé un appel poignant en faveur de leur libération.
« Nous en appelons à la conscience humaine de tous et à tous les hommes de bonne volonté en faveur de la libération de nos religieuses et de nos orphelins séquestrés, a-t-il dit. Nous en appelons à la conscience dont le Créateur a doté tout homme, y compris les ravisseurs, pour que nos sœurs soient relâchées saines et sauves. Nous en appelons à la communauté internationale et aux gouvernements du monde entier afin qu'ils interviennent en faveur de la libération des otages. Leur séquestration, qui se prolonge jusqu'à cette heure en dépit de tous les contacts engagés, est une atteinte criante à la dignité humaine, ainsi qu'à la voie de la paix et de la prière en Syrie et dans tout le Machrek. »
Selon une dépêche de l'AFP, la supérieure du couvent de Mar Tabla à Maaloula, mère Pelagia Sayyaf, et les onze autres religieuses, de nationalités syrienne et libanaise, accompagnées de trois jeunes domestiques, sont installées dans une maison de Yabroud, et personne ne les inquiète. Cité par l'agence, le nonce apostolique à Damas, Mgr Mario Zenari, a indiqué pour sa part que les orphelins qu'hébergeait le couvent ont été évacués du monastère il y a longtemps.
Condamnations
Plusieurs personnalités politiques libanaises ont manifesté leur solidarité avec l'Église grecque-orthodoxe et demandé, outre la libération des religieuses enlevées, la protection des lieux saints du christianisme et de l'islam en Syrie.
Les députés Atef Majdalani (Futur) et Serge Tor Sarkissian ont demandé que les lieux et monuments historiques chrétiens ou musulmans soient considérés patrimoine de l'humanité et placés sous le contrôle de l'ONU.
Le député arménien-orthodoxe a rappelé, de son côté, que c'est en essayant de libérer un prêtre arménien-orthodoxe, le P. Michel Kayyal, que l'évêque grec-orthodoxe d'Alep, Boulos Yazigi, frère du patriarche, a été enlevé en même temps que l'évêque syriaque-orthodoxe d'Alep, Youhanna Ibrahim, au printemps dernier.
Les Forces libanaises ont joint leurs voix à celles des députés du courant du Futur pour demander que les lieux saints comme Maaloula soient placés sous supervision internationale.
L'Église maronite profitera de la réunion mensuelle de son synode, aujourd'hui, pour placer son mot à ce sujet.


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IL NE MANQUAIT PLUS QUE SES DÉSIRS ET SES SOUHAITS A CE YÂZÉGÉhhh DE SYRIE !
11 h 47, le 05 décembre 2013