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Liban

Sortir le ministère des AS de son rôle de « boîte aux lettres »

En réponse à la conférence organisée par le centre de recherche et observatoire juridique al-Moufakkira al-qanouniya (voir par ailleurs), qu'il a d'ailleurs remerciée dans un communiqué, le ministre sortant des Affaires sociales Waël Abou Faour a tenu à préciser certains points sur le dossier complexe des enfants pris en charge par les institutions sociales ayant fait l'objet de cette conférence.
« Ces efforts (de la société civile) complètent le travail qu'il est demandé d'effectuer à tous les niveaux afin d'honorer l'obligation de fournir aux enfants les soins sociaux nécessaires », a-t-il d'abord affirmé.
Il reconnaît en outre que « le ministère des AS a effectivement été une boîte aux lettres dans le mécanisme de versement des aides aux institutions, qui échappait à son contrôle. Il est vrai que l'État était à la fois la partie qui donne, et pourtant la plus faible de l'équation ». Le communiqué a rappelé dans ce cadre que le ministre Abou Faour avait lui-même « recouru à l'expression "boîte aux lettres" pour décrire la situation du ministère qu'il venait de prendre en charge ».
Il a néanmoins fait état de « démarches prises par le ministère au cours des deux dernières années afin de remédier à ce problème ».

Renforcement de la surveillance
« Les équipes de surveillance relevant du ministère ont été élargies pour inclure 18 nouvelles assistantes sociales ayant réussi au concours du comité de la fonction publique et bénéficiant de l'immunité nécessaire pour faire face à toute pression à caractère politique ou confessionnel qu'elles risquent d'encourir », a précisé le communiqué, ajoutant que « le contrôle a été renforcé sur les institutions ».
Comme preuve de ces démarches, il a fait état de « la rupture du contrat (d'aide sociale) avec certaines associations chargées de personnes souffrant d'un handicap, dont l'une a d'ailleurs été fermée, comme l'a également été une maison de repos ».
Revenant par ailleurs sur l'étude évoquée lors de la conférence, ayant démontré que la grande majorité des enfants pris en charge par les orphelinats ne sont pas orphelins mais « issus de contextes sociaux très difficiles », le ministre a rappelé que ces cas difficiles de
« divorce, danger ou risque de violence ou d'abus, ou encore d'extrême pauvreté, relèvent de la responsabilité sociale et humanitaire de l'État, qui doit les prendre en charge par le biais des institutions ayant signé un contrat avec le ministère ». Il a assuré dans ce cadre que le rapport de cette étude, menée en 2006 à la demande du ministère et rédigée en 2007 sans toutefois être publiée, le sera « très prochainement ».
Enfin, le communiqué a fait remarquer que, si les intervenants à la conférence ont favorisé le milieu familial pour l'épanouissement de l'enfant, le ministère agirait lui aussi dans cet esprit à travers son Programme de soutien aux familles les plus pauvres au Liban, dont bénéficient aujourd'hui près de 36 575 ménages.

En réponse à la conférence organisée par le centre de recherche et observatoire juridique al-Moufakkira al-qanouniya (voir par ailleurs), qu'il a d'ailleurs remerciée dans un communiqué, le ministre sortant des Affaires sociales Waël Abou Faour a tenu à préciser certains points sur le dossier complexe des enfants pris en charge par les institutions sociales ayant fait l'objet de cette conférence.« Ces efforts (de la société civile) complètent le travail qu'il est demandé d'effectuer à tous les niveaux afin d'honorer l'obligation de fournir aux enfants les soins sociaux nécessaires », a-t-il d'abord affirmé.Il reconnaît en outre que « le ministère des AS a effectivement été une boîte aux lettres dans le mécanisme de versement des aides aux institutions, qui échappait à son contrôle. Il est vrai que l'État...
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