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Nos lecteurs ont la parole - Émile Sfeir

Les rêves des Libanais

Dans cette cacophonie politique généralisée, assourdissante et répugnante qui nous met à bout de nerfs, les voix modérées et justes ne se font plus entendre, les voix de la raison et de la vérité n'ont plus aucune résonance sur ceux qui sont à la base de cette cacophonie hystérique que nous vivons actuellement.
À force d'accrocs verbaux, de diffamations et de diatribes haineuses, ils sont devenus semblables à des buffles de la jungle asiatique qui se battent férocement sans répit jusqu'à l'effondrement.
Dans tout autre pays, ces pitoyables scènes auraient provoqué des mouvements de foules capables de nettoyer le paysage et de rétablir la vérité pour le bien public. Hélas, avec notre composition démographique diversifiée et même hétérogène et avec des dirigeants vendus à des pays d'au-delà les frontières, notre espoir de voir la fin de nos problèmes va s'éterniser.
Alors, soyons pratiques, laissons la politique aux politiciens et cherchons des solutions à nos problèmes vitaux journaliers, qui peuvent être résolus avec un peu plus de clairvoyance et de loyauté que celles de la part de ceux qui en sont responsables. Ces problèmes vitaux sont très nombreux : commençons par le problème de la circulation routière dans les grandes villes et les axes routiers principaux. Chaque année, des milliers de voitures neuves et usagées sont immatriculées et un nombre croissant de voitures des terroristes et des réfugiés convergent des pays voisins. Devant ce flux de plus en plus abondant de voitures, les parkings se font de plus en plus rares. Les zones de stationnement ont envahi les trottoirs des deux bords des chaussées, les tournants et les deuxième et troisième files d'arrêt, engorgeant les routes et perturbant la circulation.
Le boom du marché de l'immobilier auquel nous assistons est-il suffisant à lui seul pour relever le niveau du standing de la capitale sans qu'il ne soit accompagné et suivi par une autorité publique à la hauteur des aspirations des citoyens ? Mais quelle est cette autorité autre que la municipalité dont relève, entre autres, la responsabilité de la circulation routière ?
Qu'en est-il de ces projets de parkings dont on nous parle depuis belle lurette, sous les jardins publics (Sioufi, Jardin des jésuites, Saint-Nicolas, etc.) et sous les places publiques et les grands axes routiers ?
Qu'en est-il du projet de transport en commun public qui est devenu une nécessité urgente ? On dit que les caisses de la municipalité regorgent de millions de dollars empilés dans les banques (avec intérêt, bien sûr...)? Alors pourquoi ne pas utiliser cet argent afin de subvenir aux besoins urgents de la capitale en exécutant les projets d'infrastructure souterraine et de la circulation ?
Autre priorité, toujours au chapitre de la circulation routière : celle du tronçon de l'autoroute du nord qui va du fleuve de Beyrouth jusqu'à Tabarja. Des milliers de voitures sont bloquées journalièrement, matin et soir, des heures entières à cause de ces bouchons au niveau de Dbayé, de Zouk et de Jounieh, de quoi mettre les nerfs des automobilistes à rude épreuve. Les responsables de la circulation routière dans les différents services et établissements de l'État sont-ils conscients de l'acuité de ce problème auquel ils sont confrontés ? Ont-ils essayé de trouver des solutions, même peut-être difficiles à réaliser, mais pouvant être sur l'agenda des priorités urgentes des gouvernements à venir ?
Pourquoi ne pas ouvrir la route côtière qui va du fleuve de Beyrouth vers l'ATCL de Kaslik, puisque les routes sont déjà existantes, mais qu'il faut par endroits faire des expropriations et verser des indemnités à ceux qui les méritent et ainsi achever ce tronçon jusqu'à Kaslik. Arrivée à Kaslik, une solution très touristique et très élégante serait d'enjamber la baie de Jounieh par un pont suspendu qui va de Kaslik jusqu'à Tabarja au même titre et effet que les ponts suspendus de San Francisco et d'Istanbul ?
Prions Dieu pour que les Libanais arrivent à s'entendre entre eux sur une priorité : le bien du Liban avant tout autre bien et tout autre intérêt, et pouvoir ainsi, en commun, trouver les fonds nécessaires pour réaliser les beaux projets dont rêvent les Libanais.

Émile SFEIR
Ingénieur

Dans cette cacophonie politique généralisée, assourdissante et répugnante qui nous met à bout de nerfs, les voix modérées et justes ne se font plus entendre, les voix de la raison et de la vérité n'ont plus aucune résonance sur ceux qui sont à la base de cette cacophonie hystérique que nous vivons actuellement.À force d'accrocs verbaux, de diffamations et de diatribes haineuses, ils sont devenus semblables à des buffles de la jungle asiatique qui se battent férocement sans répit jusqu'à l'effondrement.Dans tout autre pays, ces pitoyables scènes auraient provoqué des mouvements de foules capables de nettoyer le paysage et de rétablir la vérité pour le bien public. Hélas, avec notre composition démographique diversifiée et même hétérogène et avec des dirigeants vendus à des pays d'au-delà les frontières,...
commentaires (3)

OU, QUAND ON PREND SES "RÊVES" POUR DES RÉALITÉS YÂ HASSÉRTÉhhh.... DANS CE PETIT MONDE LIBANAIS IMAGINAIRE ET "MERVEILLEUX"(h)!

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

14 h 48, le 03 décembre 2013

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Commentaires (3)

  • OU, QUAND ON PREND SES "RÊVES" POUR DES RÉALITÉS YÂ HASSÉRTÉhhh.... DANS CE PETIT MONDE LIBANAIS IMAGINAIRE ET "MERVEILLEUX"(h)!

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    14 h 48, le 03 décembre 2013

  • L'UNIQUE RÊVE DES LIBANAIS C'EST QUE TOUS LES ÉTRANGERS DE TOUTES SORTES LEUR FOUTENT LA PAIX !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    14 h 42, le 03 décembre 2013

  • Vous avez parfaitement raison sur les thèmes que vous développez et qui me plaisent. Vous savez comme moi que les rêves sont gratuit! Malheureusement, il faudrait que la Russie oublie le Liban. L'Iran oublie le Liban. Et surtout qu'au Sud Liban une certaine milice puissamment armée abandonne le rôle que son commanditaire lui impose et que l'armée libanaise s'installe massivement. Il faudrait que le Nord redevienne libanais! Il faudrait que les politiques prennent leurs retraites! Il faudrait .... Alors, ce que vous préconisez est réalisable. Je vous rejoins dans votre rêve des libanais unis, un et indivisible et alors nous redeviendront les bâtisseurs que nous avons hérité de nos ancêtres. je rêve ! mais que c'est bon de rêver !

    FAKHOURI

    13 h 19, le 03 décembre 2013

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