Les commissions parlementaires des Affaires étrangères et des Télécommunications ont tenu hier à l'hémicycle une réunion conjointe en présence de plusieurs ambassadeurs au sujet des écoutes israéliennes au Liban. Trois ministres du gouvernement démissionnaire, Adnane Mansour, Nicolas Sehnaoui et Walid Daouk, ont participé à la réunion, ainsi que 27 ambassadeurs, représentant quatre des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité ainsi que les pays ayant des contingents au sein de la Finul, en plus de l'ambassadeur de l'Union européenne, du représentant du secrétaire général de l'ONU et d'une équipe d'experts techniques en matière de télécommunications.
Du côté des députés, il y avait Élie Marouni, Ammar Houri, Hagop Pakradounian, Khodr Habib, Ali Ammar, Mohammad Hajjar, Michel Moussa, Hani Kobeissy, Ali Bazzi, Walid Khoury, Kamel Rifaï, Nawaf Moussawi, Émile Rahmé, Ziad Assouad, Samer Saadé, Ziad Kadri, Kassem Hachem et Khaled Zahramane.
Au cours de la réunion qui a duré une heure, un film sur les installations israéliennes à la frontière libanaise a été diffusé, avec des commentaires et des explications sur les technologies utilisées par les Israéliens pour écouter tous ceux qui se trouvent sur le territoire libanais, qu'ils soient libanais ou étrangers. Le président de la commission des Télécommunications Hassan Fadlallah s'est adressé ensuite à la presse, précisant qu'Israël écoute tout au Liban, les téléphones fixes et les portables, et surveille l'Internet, tout comme il a accès aux ondes utilisées par la Finul.
M. Fadlallah a encore affirmé que l'objectif de cette réunion « est d'informer les diplomates en poste au Liban de la nouvelle agression israélienne, qui viole la souveraineté libanaise ainsi que toutes les chartes et les accords internationaux », que le ministre des Affaires étrangères a d'ailleurs exposés. Le député a ajouté que l'idée principale est de mettre à contribution ces diplomates pour qu'ils aident le Liban auprès des instances internationales dans ce dossier précis, « d'autant que leurs pays ont aussi été victimes des écoutes effectuées par les Américains ». Il a encore précisé qu'il n'y a pas eu de débat, la réunion étant consacrée à informer les diplomates de l'agression israélienne. En réponse à une question, M. Fadlallah a estimé que l'État libanais a de nombreux moyens qu'il doit utiliser. « La résistance, a-t-il déclaré, a aussi les moyens de défendre le Liban. Sayyed Nasrallah l'a déclaré. Mais ce dossier est entre les mains de l'État. »
En réponse à une autre question sur l'absence de l'ambassadeur des États-Unis, le député a lancé : « Il connaît probablement toutes ces informations, en raison de la relation étroite entre les États-Unis et l'entité sioniste... » M. Fadlallah a encore déclaré que « même si les moyens diplomatiques ne sont pas efficaces, nous devons tout tenter pour faire cesser cette violation flagrante de notre souveraineté. Nous devons tout essayer pour faire face à cet espionnage et préserver nos vies privées et nos particularités ».
De son côté, le ministre Adnane Mansour a déclaré que le Liban « ne peut pas se taire face à une telle agression et l'objectif de cette réunion est d'informer les diplomates de la menace que représente cet espionnage israélien sur l'ensemble du territoire libanais ».
Liban
Le Parlement informe les diplomates des écoutes israéliennes en territoire libanais
OLJ / le 29 novembre 2013 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
We will definitely get there , what so ever !! l'intelligence est de notre cote , nous libanais ..
13 h 39, le 29 novembre 2013