Le Premier ministre désigné Tammam Salam recevant l’ambassadeur US David Hale. Photo Dalati et Nohra
L'accord intérimaire passé entre la communauté internationale et l'Iran, pour limiter son programme nucléaire, était au centre de deux entretiens hier entre l'ambassadeur américain à Beyrouth, David Hale, d'une part, le premier ministre démissionnaire, Nagib Mikati et le premier ministre désigné, Tammam Salam, d'autre part.
À l'issue de son entretien avec M. Mikati, le diplomate a explicité la position de son pays à l'égard des pays alliés et amis, après l'accord. Celui-ci, a-t-il précisé, « ne modifie en rien les alliances des États-Unis » et n'affaiblit pas leur détermination à suivre de près l'implication de l'Iran et de ses « agents », comme le Hezbollah, dans des activités « terroristes » et « déstabilisatrices ».
Voici le texte intégral de la déclaration de M. Hale :
« Cet accord intérimaire empêchera le programme nucléaire iranien de progresser et aboutira à un recul de certains de ses volets principaux. Il s'agit là de la première limitation significative de son programme nucléaire acceptée par l'Iran depuis environ une décennie. Au cours des six prochains mois, c'est-à-dire au cours des six mois durant lesquels les entretiens vont se poursuivre, l'objectif recherché sera un règlement global et à long terme répondant à toutes les inquiétudes de la communauté internationale au sujet du programme nucléaire iranien, et de sa capacité à développer l'arme nucléaire.
« Nous nous sommes engagés à empêcher la prolifération des armes de destruction massive et à protéger nos alliés, surtout au Moyen-Orient où la question de la sécurité est si critique. Parvenir à un règlement satisfaisant de ce dossier aurait des conséquences positives et profondes pour tous les peuples de la région et du monde. Nous sommes conscients que les dirigeants du Liban et son peuple accordent à ces négociations un intérêt justifié, et veulent savoir ce que cet accord et ces négociations signifient pour le Liban et ses liens avec les États-Unis.
« J'aimerais donc insister, à ce sujet, sur un point abordé par le secrétaire d'État, John Kerry : ces négociations ne modifieront en rien ni nos alliances ni nos amitiés. De fait, ces négociations avec l'Iran n'affaibliront en aucun cas l'attachement aux valeurs communes qui lient les Libanais et les Américains, ou nos stratégies à renforcer ces objectifs.
« Tout en poursuivant leurs négociations avec l'Iran sur son programme nucléaire, les États-Unis ne négligeront pas les activités déstabilisatrices de l'Iran dans la région, et continueront de faire face à ses activités terroristes et à celles de ses agents, y compris le Hezbollah. Nous continuerons à imposer les sanctions qui restent en vigueur et à faire pression sur l'Iran durant cette première étape. Et nous poursuivrons nos efforts pour nous assurer que l'application de ces sanctions internationales restera stricte. Nous continuerons de faire pression en faveur d'un respect des accords internationaux, comme la déclaration de Baabda et le respect des résolutions 1701 et 1559 du Conseil de sécurité. »
M. Hale a conclu ses propos en affirmant : « Avec le groupe de soutien international au Liban, les États-Unis continueront d'aider le Liban à faire face aux conséquences de la guerre en Syrie, et à soutenir la sage politique de distanciation observée par le Liban à l'égard de ce conflit; notre engagement à l'égard du Liban et notre désir restent forts afin d'œuvrer aux côtés de son peuple et de ses dirigeants pour leur garantir stabilité, avenir, prospérité et souveraineté. »
Il convient de noter sur un tout autre plan que M. Mikati a assisté hier à la cérémonie de fin de formation de la 7e promotion de la Brigade de protection de la présidence du Conseil des ministres et du Grand Sérail. Il en a profité pour rendre hommage au courage et à la sagacité des FSI et de l'armée dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité.


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Ce qui rassurerait les Libanais c'est que le Hezbollah et autres traîtres aillent s'installer en Syrie et en Iran, ils sont de plus en plus indésirables chez nous.
11 h 29, le 29 novembre 2013