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Liban

Appel à un sit-in pour relancer l’enquête sur le meurtre de Hachem Salmane

Le frère de Hachem Salmane, le jeune manifestant tué le 9 juin dernier devant l'ambassade d'Iran, a tenu hier une conférence de presse au Club de la presse afin de revendiquer que soient démasqués les meurtriers de son frère. Fadi Salmane a affirmé que les agresseurs sont connus car ils avaient été photographiés ce jour-là. « Nous avons livré les photos aux autorités, elles prétendent n'avoir pu identifier aucun des agresseurs », a-t-il dit.


Hachem Salmane était le responsable estudiantin du parti de l'Option libanaise. Il participait à un sit-in contre l'intervention du Hezbollah en Syrie, face à l'ambassade d'Iran à Beyrouth. Ses agresseurs l'avaient laissé baigner dans son sang, il n'a pu être sauvé à temps. Son frère a appelé hier « tous les hommes libres du Liban à un sit-in devant le ministère de l'Intérieur pour demander que soient identifiés et jugés les tueurs », et ce le lundi 9 décembre à partir de 15h, pour une heure de temps.


Fadi Hachem s'est demandé comment les agresseurs de son frère, filmés par les multiples caméras présentes dans le quartier de l'ambassade, continuent de narguer la justice. « Les pressions politiques et les forces de fait accompli ont pu geler cette enquête dont se charge la gendarmerie d'Ouzaï », a-t-il déploré. Tout en condamnant le double attentat qui a visé l'ambassade il y a une semaine, il s'est demandé comment les forces de l'ordre « ont pu identifier si vite les deux kamikazes par des restes humains collectés sur le lieu de l'explosion, alors qu'elles restent incapables de trouver des tueurs dont elles possèdent pourtant les photos ».


Il s'est adressé aux ministres concernés un à un, ceux de l'Intérieur, de la Justice et de la Défense, leur demandant d'expliquer à l'opinion publique pourquoi l'enquête piétine. « Est-ce que les ministres concernés font pression sur les forces de l'ordre ou est-ce que les forces de fait accompli, connues sous le nom du Hezbollah, le font ? » s'est-il demandé. Il a rappelé que le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah avait un jour qualifié son frère de « victime tombée injustement, tuée de manière spontanée ». Il s'est demandé s'il ne s'agissait pas d'un aveu implicite de la culpabilité de son parti.


Fadi Salmane a déclaré craindre pour sa sécurité et celle de sa famille. « Je sais qu'ils peuvent me tuer quand et où ils veulent, puisqu'ils ont pu assassiner Hachem en plein jour et devant les yeux du monde entier, a-t-il conclu. Pour cela, je fais assumer à Hassan Nasrallah et au Hezbollah l'entière responsabilité de ce qui pourrait arriver à toute personne de l'entourage proche de Hachem Salmane. »

 

Le frère de Hachem Salmane, le jeune manifestant tué le 9 juin dernier devant l'ambassade d'Iran, a tenu hier une conférence de presse au Club de la presse afin de revendiquer que soient démasqués les meurtriers de son frère. Fadi Salmane a affirmé que les agresseurs sont connus car ils avaient été photographiés ce jour-là. « Nous avons livré les photos aux autorités, elles prétendent n'avoir pu identifier aucun des agresseurs », a-t-il dit.
Hachem Salmane était le responsable estudiantin du parti de l'Option libanaise. Il participait à un sit-in contre l'intervention du Hezbollah en Syrie, face à l'ambassade d'Iran à Beyrouth. Ses agresseurs l'avaient laissé baigner dans son sang, il n'a pu être sauvé à temps. Son frère a appelé hier « tous les hommes libres du Liban à un sit-in devant le ministère de...
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