Le président Sleiman conférant avec le député Michel Pharaon et Mgr Antoine Nasr. Photo Dalati et Nohra
Le président de la République, Michel Sleiman, a émis hier le souhait que l'accord conclu dimanche dernier à l'aube entre l'Iran et les grandes puissances sur le dossier nucléaire « ouvre la voie à la suprématie du dialogue et des solutions politiques » sur la violence.
Dans un communiqué de la présidence, M. Sleiman espère aussi que cet accord aura « des retombées positives sur la situation régionale en conformité avec les principes du droit et des relations de bon voisinage et sur la base du respect mutuel, des intérêts communs et de la non-ingérence dans les affaires intérieures des États ».
L'accord et ses retombées dans la région devaient par ailleurs être au centre d'un entretien à Baabda entre le chef de l'État et l'ambassadeur des États-Unis à Beyrouth, David Hale.
La visite de Berry à Téhéran
Par ailleurs, les milieux du 8 Mars continuaient à se féliciter de cet accord, y voyant dans l'ensemble une victoire pour l'Iran.
Dans ce cadre, le président de la Chambre, Nabih Berry, a clôturé hier ses entretiens à Téhéran par une entrevue avec l'ancien président Hachémi Rafsandjani. M. Berry a mis l'accent à cette occasion sur la nécessité d'« œuvrer en vue d'assainir les rapports entre l'Iran et certains États arabes ».
Au Liban, le chef du CPL, le général Michel Aoun, a brièvement évoqué hier la question de l'accord lors de son intervention à la suite de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire. Il s'est contenté de féliciter oralement l'Iran et les États-Unis d'être parvenus à cette entente.
L'ancien ministre Wi'am Wahhab s'est montré pour sa part plus disert dans un message de félicitations qu'il a adressé aux dirigeants iraniens, affirmant qu'il s'agit d'un « acquis historique » pour la République islamique. Selon lui, « ce n'est pas l'Iran qui a changé, c'est l'Occident qui s'est finalement soumis à la volonté du peuple iranien après des années d'obstination et d'arrogance ».
Un brin plus réaliste, le député berryste Ali Khreiss a estimé qu'en dépit de « ce qui a été dit sur certaines concessions faites par l'Iran au sujet du nucléaire », Téhéran « ne cède rien de sa ligne politique et engrange des bénéfices sur le plan économique ».
Quant à l'ancien président Émile Lahoud, il a vu dans l'accord « les prémices de la victoire de la ligne de la "Moumanaa" et de la résistance dans la région ».
Bassem el-Chab
Du côté du bloc du Futur, le député Bassem el-Chab a estimé qu'« une longue page vient d'être tournée dans les relations entre les États-Unis et l'Iran ». « L'inimitié historique » entre les deux pays est terminée, a-t-il fait valoir, soulignant que cela aura nécessairement des répercussions au Liban, où l'on constatera que les positions du 8 Mars à l'égard de Washington seront désormais « moins en flèche ».
M. Chab a estimé en outre que l'accord pourrait conduire aussi « à relativiser l'importance du rôle militaire et provocateur du Hezbollah ».
La visite de Berry à...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
C'est surprenant...Nos' dirigeants ' n'ont pas l'air de comprendre... que notre pays est devenu après Genève...l'épicentre du nouveau choc des civilisations....
15 h 31, le 27 novembre 2013