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Liban - Les Coulisses De La Diplomatie

Une dynamique vertueuse se manifeste sur le plan régional

Alors que sur le plan interne, c'est le pourrissement qui domine, une dynamique vertueuse semble prendre le dessus, sur le plan régional. Une première crise régionale a été désamorcée en septembre dernier, quand les États-Unis ont renoncé à lancer une frappe punitive contre la Syrie, qui avait utilisé des armes chimiques contre sa propre population civile, à Ghouta. Ce fut une victoire conjointe de la diplomatie américaine et russe.
La date du 25 novembre doit, à son tour, être marquée d'une pierre blanche, avec la conclusion d'un accord sur le nucléaire iranien. Un accord qui modifie la donne sur le plan régional et devrait également, en principe, avoir des répercussions internes.
Sur le plan régional, l'accord constitue un tournant majeur dans la crise, car il prive Israël de tout prétexte pour lancer une action militaire préventive contre l'Iran. Avec l'accord du 25 novembre, en effet, et l'engagement de l'Iran à ne pas enrichir l'uranium au-
delà de 5 %, la possibilité pour Téhéran de fabriquer une bombe atomique s'éloigne, et avec elle tout prétexte que les faucons israéliens pourraient invoquer pour lancer ce qu'en stratégie militaire on appelle une attaque préventive. Une attaque qu'Israël n'oserait pas lancer sans le feu vert américain.
Dans les milieux diplomatiques libanais, on considère que l'accord sur le nucléaire iranien est « une victoire diplomatique iranienne ». C'est d'ailleurs ce que claironne depuis hier le Hezbollah. Bien entendu, il n'est que trop facile pour les chantres de la révolution islamique de vanter l'adresse des diplomates iraniens et leur façon de lâcher du lest dès qu'ils s'aperçoivent que la corde risque de se rompre. C'est ce que les Iraniens appellent « la diplomatie des petites fenêtres », des ouvertures apparemment insignifiantes, qui permettent aux négociations de repartir, alors qu'elles étaient sur le point de se bloquer.
En revanche, dans les milieux diplomatiques occidentaux, on l'entend d'une autre oreille, et sans priver les diplomates iraniens de leurs mérites, on chante à sa manière l'efficacité des sanctions économiques qui, enfin, ont porté leurs fruits, après des années d'entêtement qui ont conduit les Iraniens à la misère et le rial iranien à des abysses jamais atteintes auparavant (1 euro est égal à 33 000 rials au cours actuel). Dans les milieux cités, on se félicite aussi de ce qu'on ait eu en face de soi non plus le baroudeur Mahmoud Ahmadinejad, mais un homme de clairvoyance comme Hassan Rohani, sans oublier son ministre des Affaires étrangères Mohammad Jawad Zarif.
On rend également hommage, dans ces milieux, au marathon diplomatique de quatre jours où se sont engagés la représentante de l'Union européenne, Catherine Ashton, et Mohammad Zarif, et qui a débouché sur un accord qui, quoique temporaire, reste historique.
Mais l'on souligne, dans les milieux concernés, que le grand vainqueur de ces négociations est, aussi, la diplomatie russe qui, pour la seconde fois en six mois, a réussi à écarter le spectre d'une conflagration régionale, sinon mondiale, du ciel du Moyen-Orient.
Toutefois, on ne voit pas encore très clairement ce que l'accord entre les présidents Obama et Rohani pourrait apporter au Liban, sur le plan concret. Par exemple, si cette détente peut dissiper le grave malentendu qui continue d'empêcher la formation d'un nouveau gouvernement.

 

Alors que sur le plan interne, c'est le pourrissement qui domine, une dynamique vertueuse semble prendre le dessus, sur le plan régional. Une première crise régionale a été désamorcée en septembre dernier, quand les États-Unis ont renoncé à lancer une frappe punitive contre la Syrie, qui avait utilisé des armes chimiques contre sa propre population civile, à Ghouta. Ce fut une victoire conjointe de la diplomatie américaine et russe.La date du 25 novembre doit, à son tour, être marquée d'une pierre blanche, avec la conclusion d'un accord sur le nucléaire iranien. Un accord qui modifie la donne sur le plan régional et devrait également, en principe, avoir des répercussions internes.Sur le plan régional, l'accord constitue un tournant majeur dans la crise, car il prive Israël de tout prétexte pour lancer une action...
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