Le président Rohani a qualifié de « marquante » la visite de Nabih Berry à Téhéran. Photo Ali Fawaz
La première journée de la visite du président du Parlement en Iran a été marquée par le grand intérêt et l'hospitalité dont a fait preuve le commandement de la République islamique à son égard.
Sa rencontre, notamment avec le guide de la révolution, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a duré plus d'une heure, était très symptomatique de cet accueil singulier réservé au chef du législatif et à la délégation libanaise. Un tête-à-tête entre les deux hommes avait succédé à une rencontre plus élargie qui avait regroupé la délégation libanaise (les députés Abdel Latif Zein, Kassem Hachem, Agop Pakradounian, Ghazi Zeayter et Ali Fayad) et le président du Parlement iranien, Ali Larijani. Les entretiens ont porté sur les récents développements dans la région.
M. Berry s'est ensuite rendu avec la délégation libanaise au Majlis (Parlement) iranien où il était attendu par son homologue et de nombreux journalistes. Des négociations ont eu lieu à l'Assemblée en présence de plusieurs parlementaires.
Saluant son hôte, Ali Larijani a insisté sur le rôle « distinctif » que joue M. Berry au Liban pour ce qui est notamment de « sa gestion des circonstances très délicates qui ponctuent la scène libanaise ». M. Larijani s'est dit convaincu que la visite de la délégation libanaise « sera couronnée de succès à tous les niveaux », faisant remarquer à ce propos que la rencontre avec l'yatollah Khamenei « est la plus grande preuve de l'importance de la fonction que vous remplissez », a-t-il dit en s'adressant à M. Berry.
Remerciant son homologue, ce dernier a présenté ses condoléances pour le décès du conseiller culturel à l'ambassade d'Iran des suites de l'explosion qui a visé l'ambassade.
« En ce qui concerne le Liban, nous sommes attachés à la réconciliation interlibanaise. Nous sommes également attachés à la réconciliation en Syrie et en Palestine, sur la base du principe du soutien à la résistance », a indiqué M. Berry. « L'accord entre l'Iran et les puissances internationales sur le nucléaire permet à Téhéran d'œuvrer dans cette direction », a-t-il dit.
À son tour, M. Larijani a exprimé son étonnement de la crainte exprimée par certaines parties dans la région après la conclusion de l'accord. « Les négociations menées entre l'Iran et les 5+1 ne devraient pas susciter des inquiétudes car elles ne poseront aucun problème aux pays de la région », a-t-il insisté.
MM. Berry et Larijani ont ensuite tenu une conférence de presse conjointe retransmise en direct par les médias iraniens. Le président du Parlement iranien a ouvert la conférence en saluant le rôle du Liban dans le domaine de la résistance, « en dépit de la superficie réduite de ce pays ». Commentant la visite de M. Berry, il a souligné qu'elle a eu lieu « à un moment
propice, à l'heure où le peuple iranien se félicite du progrès réalisé au niveau d'un certain nombre de dossiers, notamment celui du nucléaire ».
« Nous avons eu des entretiens constructifs en cette période délicate par laquelle passe la région et constaté un rapprochement des points de vue pour ce qui est notamment de la consolidation des capacités de la résistance et de la coopération au niveau de la région », a-t-il ajouté.
Répondant à une question sur l'attaque qui a ciblé à Beyrouth l'ambassade iranienne, M. Berry a souligné que « l'explosion a fait l'objet de condamnations qui ont été exprimées par l'ensemble des communautés et parties sans exception. Elle est l'œuvre d'el-Qaëda et les auteurs ont été démasqués », a-t-il assuré.
Pour sa part, M. Larijani a souligné que « certaines parties cherchent à provoquer des dissensions entre l'Iran et les pays arabes et islamiques (...). Il faut empêcher que de tierces parties puissent s'immiscer dans ces relations solides. »
M. Berry a ensuite été reçu par le chef de l'État iranien Hassan Rohani, avec lequel il a examiné, en présence de la délégation libanaise, la situation aux plans régional et international ainsi que l'accord conclu entre l'Iran et l'Occident sur le dossier nucléaire.
« Votre présence ici est très marquante », a affirmé le chef de l'État à son interlocuteur avant de souhaiter que cette relation puisse se développer à l'avenir.


QUI SE RESSEMBLE S'ASSEMBLE....
17 h 06, le 26 novembre 2013