Les forces de l’ordre se déployant hier à Bab el-Tebbaneh et Jabal Mohsen. Photo ANI
Le plan sécuritaire élaboré pour la ville de Tripoli suite aux deux attentats à la voiture piégée perpétrés contre les mosquées al-Taqwa et al-Salam n’a pas vraiment porté ses fruits jusque-là, avec la reprise des accrochages violents depuis quelques semaines. Déterminées pourtant à faire prévaloir l’ordre coûte que coûte, les Forces de sécurité intérieure (FSI) sont passées hier à la mise en œuvre de la deuxième étape du plan de sécurité, annoncée samedi par le ministre sortant de l’Intérieur Marwan Charbel. Les gendarmes se sont ainsi déployés par centaines hier à Bab el-Tebbaneh et Jabal Mohsen, selon les consignes du commandant des FSI de Tripoli, le général Bassam Ayoubi.
Le général Ayoubi avait annoncé tôt dans la matinée que les unités des FSI se déploieront dans les recoins et quartiers des deux régions rivales, précisant qu’« il y aura des points de contrôle fixes et d’autres mobiles, ainsi que des patrouilles des forces de l’ordre ». Il a en outre estimé que le plan sécuritaire avait reçu un accueil chaleureux de la part des habitants de la région, soulignant que ces régions avaient connu plusieurs cycles de violence, et qu’il était temps d’y remédier. Les habitants de Tripoli faisaient pourtant part de leur crainte, hier, de voir échouer une nouvelle fois le plan sécuritaire, face à la prolifération des armes dans la ville. L’armée, de son côté, est restée déployée rue de Syrie.
À Jabal Mohsen, le responsable médiatique du Parti arabe démocratique Abdellatif Saleh était présent pour accueillir les FSI, saluant la mise en place de la seconde phase du plan sécuritaire. « Nous refusons la sécurité privée et nous avons demandé à nos partisans de faciliter la mission des FSI », a-t-il affirmé. Pour leur part, les députés du courant du Futur ont eux aussi salué les mesures prises dans la ville. Le député Khodr Habib s’est interrogé pourquoi il a fallu attendre trois ans avant l’application du plan sécuritaire, notant que les mesures prises hier par les FSI sont uniques en leurs genres, souhaitant leur succès. Quant au député Mohammad Kabbara, il a assuré que « la loi doit prendre son cours et l’État doit prendre le pouvoir ».


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