Comme à l’accoutumée, le document commence par dresser un tableau détaillé des développements politico-sécuritaires survenus sur la scène libanaise durant la période considérée, notamment en ce qui concerne la situation au Liban-Sud, en zone Finul, ainsi qu’aux frontières avec la Syrie du fait des retombées de la guerre syrienne sur le Liban. Le rapport relève sur ce plan le calme relatif qui a régné en zone Finul, malgré quelques incidents, en dépit de la tension qui a sévi dans le reste du pays du fait des événements en Syrie. Tout en exhortant les parties libanaise et israélienne à continuer à coopérer avec la Finul, le secrétaire général de l’ONU a déploré le manque de progrès enregistré sur la voie de l’établissement d’un cessez-le-feu permanent entre Israël et le Liban, comme le stipule la 1701.
Relatant les incidents survenus en zone Finul au cours des six derniers mois, le document condamne l’incursion israélienne survenue le 7 août dernier au nord de la ligne bleue dans le secteur de Labouneh et l’opération menée par le Hezbollah en guise de représailles. Le rapport dénonce dans ce cadre trois autres violations de la ligne bleue par les forces israéliennes ainsi que les violations de l’espace aérien libanais par l’aviation militaire de l’État hébreu.
Condamnant en outre le tir de roquettes contre Israël le 22 août dernier, le secrétaire général de l’ONU souligne que « les autorités libanaises ont la responsabilité de s’assurer qu’il n’existe aucune arme non autorisée ou aucun élément armé non autorisé dans le secteur compris entre la ligne bleue et le Litani, de même que les autorités libanaises doivent s’assurer que le territoire libanais n’est pas utilisé pour mener des actions hostiles ». « Indépendamment du droit d’Israël à l’autodéfense, la riposte intervenue (après le tir de roquette) n’est pas conforme aux attentes des Nations unies pour ce qui a trait à la cessation des hostilités. »
Et Ban Ki-moon de poursuivre : « Je suis préoccupé par le fait qu’il existe toujours des armes non autorisées dans la zone Finul, en violation de la résolution. Les incidents survenus durant la période considérée ont mis en évidence le maintien de la présence d’armes non autorisées. Le Liban doit entreprendre davantage d’efforts dans le sens de l’imposition d’une autorité effective sur l’ensemble du territoire libanais, de manière à empêcher l’utilisation de son territoire pour mener des actions hostiles et à assurer l’exécution des décisions du gouvernement et des résolutions de la 1701. Je suis également préoccupé par les violations répétées et quasi quotidiennes de l’espace aérien libanais par Israël, ainsi que par la poursuite de l’occupation du nord de Ghajar (...). Le maintien des armes du Hezbollah et d’autres groupes, échappant au contrôle de l’État, continue de constituer une menace pour la souveraineté et la stabilité du Liban, de même qu’il contredit les engagements du pays, tels que stipulés dans les résolutions 1559 (2004) et 1701 (2006). »
Après avoir appuyé la politique du président Michel Sleiman visant à relancer le dialogue national afin de débattre d’une stratégie de défense visant à régler le problème des armes du Hezbollah, Ban Ki-moon se déclare « vivement préoccupé par l’implication continue de citoyens libanais dans le conflit en Syrie, dont notamment le rôle important joué par le Hezbollah dans les combats dans ce pays ». Dans ce cadre, le rapport dénonce les retombées du conflit syrien sur le Liban, tant sur le plan politique qu’au niveau sécuritaire. Et Ban Ki-moon de conclure à cet égard : « Je demeure préoccupé par les bombardements, les tirs et les incursions à partir de la Syrie dans les secteurs libanais proches de la frontière et je condamne les violations répétées de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Liban. J’appelle le gouvernement de Syrie et toutes les parties prenantes au conflit à mettre un terme aux violations de la frontière et à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban, en application des résolutions 1559 (2004), 1680 (2006) et 1701 (2006). »
Enfin, le rapport condamne les attentats terroristes qui ont visé la banlieue sud et Tripoli.


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