Le chef alaouite, Ali Eid, se dérobe devant la justice militaire
OLJ /
le 13 novembre 2013 à 00h44
Dans le volet judiciaire du conflit qui oppose les groupes sunnites extrémistes de Tripoli et le Parti arabe démocratique (PAD), alaouite, inféodé à Damas, ce dernier a enregistré, provisoirement, un point hier. C’est ainsi que, cité à comparaître par le premier juge d’instruction militaire de Beyrouth Riad Abou Ghida, le chef du PAD, l’ancien député Ali Eid, a réussi à se dérober à cet examen, avançant à son absence des raisons de santé. C’est sa sœur, Hyam Eid, avocate au barreau de Tripoli, qui a présenté au juge d’instruction le rapport médical justifiant l’absence de son frère. Mme Eid a par ailleurs soulevé des exceptions de forme, qu’elle n’a pas voulu partager avec la presse, et demandé à être confrontée aux témoins à charge. L’avocate a également demandé que le mandat de comparaître de M. Eid soit levé, et que son chauffeur soit relaxé. À l’issue de l’audience, qui a duré 1h30, M. Abou Ghida a transmis au commissaire du gouvernement auprès du tribunal militaire, Sakr Sakr, les notes présentées par l’avocate. Ce dernier a une semaine pour émettre un avis sur ces notes. En tout état se cause, il est clair que la défense de M. Eid cherche à gagner du temps, puisque l’avis du commissaire du gouvernement sur les exceptions de forme soulevées est susceptible d’aller en appel puis en cassation, s’il ne répond pas à l’attente de la défense. Le parquet, pour sa part, ne manque pas d’arguments non plus et peut demander que le rapport médical justifiant l’absence de M. Eid soit vérifié. M. Sakr a même le droit d’interroger M. Eid à son domicile, s’il juge que ses excuses sont en réalité des manœuvres dilatoires. M. Eid, rappelle-t-on, doit être interrogé sur des aveux faits par son chauffeur, Ahmad Ali, actuellement en détention. Ce dernier affirme que c’est sur instructions de son patron qu’il a conduit en Syrie un homme qui aurait trempé dans l’attentat contre les mosquées de Tripoli.
Dans le volet judiciaire du conflit qui oppose les groupes sunnites extrémistes de Tripoli et le Parti arabe démocratique (PAD), alaouite, inféodé à Damas, ce dernier a enregistré, provisoirement, un point hier. C’est ainsi que, cité à comparaître par le premier juge d’instruction militaire de Beyrouth Riad Abou Ghida, le chef du PAD, l’ancien député Ali Eid, a réussi à se dérober à cet examen, avançant à son absence des raisons de santé.C’est sa sœur, Hyam Eid, avocate au barreau de Tripoli, qui a présenté au juge d’instruction le rapport médical justifiant l’absence de son frère. Mme Eid a par ailleurs soulevé des exceptions de forme, qu’elle n’a pas voulu partager avec la presse, et demandé à être confrontée aux témoins à charge.L’avocate a également demandé que le mandat de...
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09 h 50, le 13 novembre 2013