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Économie

Fed : taux de chômage et politique monétaire

Plusieurs membres du FOMC se sont exprimés depuis la réunion des 30-31 octobre (où le statu quo a été maintenu). La lecture de leurs discours nous renseigne moins sur le calendrier de sortie du QE que sur les difficultés de communication de la Fed. De toute évidence, une chose gêne la Fed : c’est que le marché réagit comme si les outils non conventionnels (QE) et conventionnels (taux) étaient une seule et même chose. Or depuis un an, la Fed n’a cessé de dire qu’il fallait distinguer entre ces deux outils, une sortie du QE n’impliquant pas une hausse du taux directeur. La Fed n’a pas convaincu grand monde et se trouve donc placée devant l’alternative suivante : soit prendre la réaction des marchés comme un fait acquis (dans ce cas, la Fed doit accepter qu’en réduisant ses achats d’actifs, elle envoie un signal haussier sur les taux, comme ce fut le cas entre mai et septembre) ; soit changer la réaction des marchés en donnant des gages pour garantir que sa politique de taux restera inchangée longtemps après la fin du QE.
En pratique, comment faire ?
Un document de recherche émanant de la Fed examine différentes variantes de la « forward guidance » qui abaissent le seuil critique de chômage, actuellement fixé à 6,5 %. Cette piste est jugée envisageable. Le chômage risque de passer sous 6,5 % d’ici à un an, ce qui poserait de manière très/trop précoce la question de la hausse des taux directeurs. En réduisant ce seuil à 6 % ou à 5,5 %, la Fed pourrait sortir du QE sans trop tarder tout en neutralisant l’effet sur les taux anticipés.
Plusieurs membres du FOMC se sont exprimés depuis la réunion des 30-31 octobre (où le statu quo a été maintenu). La lecture de leurs discours nous renseigne moins sur le calendrier de sortie du QE que sur les difficultés de communication de la Fed. De toute évidence, une chose gêne la Fed : c’est que le marché réagit comme si les outils non conventionnels (QE) et conventionnels (taux) étaient une seule et même chose. Or depuis un an, la Fed n’a cessé de dire qu’il fallait distinguer entre ces deux outils, une sortie du QE n’impliquant pas une hausse du taux directeur. La Fed n’a pas convaincu grand monde et se trouve donc placée devant l’alternative suivante : soit prendre la réaction des marchés comme un fait acquis (dans ce cas, la Fed doit accepter qu’en réduisant ses achats d’actifs, elle envoie un...
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