Le procureur général près la Cour de cassation par intérim, le juge Samir Hammoud, a émis l’ordre d’arrêter le secrétaire général du Haut Comité de secours, Ibrahim Bachir, et son épouse, et de les garder en détention pour les besoins de l’enquête sur une affaire de détournement de fonds publics.
Le couple est accusé d’avoir détourné une somme de 10 millions de dollars de la caisse du HCS avant de la transférer vers un compte créé au nom de leur fils en Biélorussie. Le procureur général avait lancé les investigations hier dans cette affaire.
M. Bachir avait été transféré préalablement au département d’investigation criminelle pour un interrogatoire devant le juge Charbel Abou Samra. L’interrogatoire a duré près d’une heure et demie. Le juge s’est ensuite rendu au domicile familial du suspect pour interroger les membres de sa famille. Il n’a pu néanmoins mener un interrogatoire avec l’épouse d’Ibrahim Bachir, prise d’un malaise physique. Elle a néanmoins été convoquée plus tard devant le ministère public près la Cour de cassation, où elle est retenue pour l’instant avec son époux.
Ils doivent être transférés aujourd’hui devant le juge d’instruction de Beyrouth, qui doit émettre un mandat d’arrêt contre eux. Des sources qui suivent l’affaire de près prévoient que le dossier sera pris en charge par le procureur financier, au regard de la nature strictement financière de l’affaire. Selon ces sources, citées par l’agence d’informations al-Markaziya, de grands noms seraient impliqués dans cette affaire, et l’enquête devrait inclure des dossiers du HCS et des banques concernées par le transfert, ainsi que la modalité adoptée.
Pourtant, la semaine dernière, M. Bachir avait dit subir une diffamation à motif politique. Il avait démenti tout détournement de fonds publics et avait accusé le Premier ministre sortant, Nagib Mikati, d’essayer de l’ « éliminer » politiquement. La caisse du HCS ne contiendrait pas la somme qui a été soi-disant détournée, selon lui.
Samedi, Nagib Mikati avait répondu que les accusations non fondées sont légalement punissables. Il a ajouté son intention d’agir sur le double plan légal et judiciaire contre tout propos « diffamatoire » tenu par M. Bachir.
M. Bachir avait été transféré préalablement au département d’investigation criminelle pour un interrogatoire devant le juge Charbel Abou Samra. L’interrogatoire a duré près d’une heure et demie. Le juge s’est ensuite rendu au domicile familial du suspect...


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08 h 15, le 13 novembre 2013