Rechercher
Rechercher

Économie

BCE, une politique monétaire proactive

Le conseil des gouverneurs de la BCE avait de nombreuses raisons d’assouplir sa politique monétaire, en tout cas à court terme.
La faiblesse de l’inflation, qui continue de s’écarter par le bas de la cible de la BCE, en est la cause principale. Mario Draghi a beaucoup insisté sur ce point durant sa conférence de presse jeudi dernier. Il est acquis pour la BCE que l’inflation va rester basse pendant longtemps, peut-être encore baisser, et que son redressement sera au mieux graduel. Il ne serait pas étonnant que les prochaines prévisions du staff de la BCE, à paraître le mois prochain, laissent l’inflation anticipée bien au-dessous de 2 % jusqu’en 2015 inclus. Ajoutons que la reprise reste hésitante et fragile, et que la fragmentation des conditions de crédit reste élevée. La montée de l’euro contribue à la marge à la faiblesse de l’inflation, mais il est clair que cette considération du taux de change n’a pas eu de poids dans la décision de la baisse des taux de la semaine dernière.
La déclaration introduisant la conférence de presse du président de la BCE contient un jugement qualitatif sur les risques pesant sur l’activité économique et l’inflation. Depuis deux ans, le risque d’inflation est jugé équilibré à moyen terme (en fait, il n’a jamais été jugé baissier même en 2008-2009). Cela peut paraître étonnant vu l’insistance de Mario Draghi sur la faiblesse actuelle de l’inflation, mais la BCE est en fait sensible au fait que les anticipations d’inflation restent ou non « ancrées » sur la cible de la BCE. C’est toujours le cas. Le risque sur la croissance reste baissier mais sans détérioration depuis plusieurs mois. Nous avons essayé de mesurer l’intensité de ces deux risques en examinant non seulement le jugement d’ensemble, mais aussi le nombre de facteurs de risque cités. Le résultat est calibré de manière à donner une balance générale des risques. Depuis mai 2013, date de la précédente baisse des taux, la balance des risques penchait de plus en plus du côté baissier. En passant à l’acte, la BCE s’achète donc une petite assurance pour que la reprise se consolide dans la zone euro. Ce faisant, elle renforce aussi la crédibilité de la « forward guidance » adoptée en juillet. Enfin, elle fait taire les critiques de son immobilisme.
Le conseil des gouverneurs de la BCE avait de nombreuses raisons d’assouplir sa politique monétaire, en tout cas à court terme.La faiblesse de l’inflation, qui continue de s’écarter par le bas de la cible de la BCE, en est la cause principale. Mario Draghi a beaucoup insisté sur ce point durant sa conférence de presse jeudi dernier. Il est acquis pour la BCE que l’inflation va rester basse pendant longtemps, peut-être encore baisser, et que son redressement sera au mieux graduel. Il ne serait pas étonnant que les prochaines prévisions du staff de la BCE, à paraître le mois prochain, laissent l’inflation anticipée bien au-dessous de 2 % jusqu’en 2015 inclus. Ajoutons que la reprise reste hésitante et fragile, et que la fragmentation des conditions de crédit reste élevée. La montée de l’euro contribue à la...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut