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Économie

Un chef face à la crise

En marge du « Beirut Cooking Festival », L’Orient-le Jour a rencontré Pierre Abi Haïla, chef pâtissier à l’InterContinental Le Vendôme.

Q - Quelles ont été les conséquences de la crise sur la restauration ?
R - C’est très difficile à dire, la crise économique se ressent partout et affecte forcément notre métier. Nos propriétaires souffrent de l’absence de touristes et accusent forcément des pertes. À l’InterContinental, pour éviter de licencier, l’ensemble du personnel n’a pas été payé pendant 3 jours. C’est sûr, nous aurions préféré percevoir nos salaires complets, mais c’est ce qu’il fallait faire pour sauver des emplois, alors nous nous montrons solidaires.

Comment ces difficultés se font-elles ressentir en cuisine ?
En cuisine, nous faisons de notre mieux pour limiter les dépenses. Nous calculons tout, mais faisons en sorte que cela n’affecte pas la qualité de nos services. Par exemple, si je prépare un dessert, je vais préférer les fraises locales à l’importation coûteuse de framboises. Il est certain que la crise affecte la créativité en cuisine. Il faut penser aux légumes et produits de saison plutôt qu’aux ingrédients venus d’ailleurs. Du côté des recettes, il faut éviter les idées trop extravagantes ou élaborées.

Avez-vous déjà pensé à émigrer ?
En tant que libanais, on pense forcément toujours à émigrer. Mais de mon côté, je m’estime chanceux, j’ai un bon poste, une bonne réputation et de nouveaux projets. Alors pour l’instant, je préfère rester.
En marge du « Beirut Cooking Festival », L’Orient-le Jour a rencontré Pierre Abi Haïla, chef pâtissier à l’InterContinental Le Vendôme.Q - Quelles ont été les conséquences de la crise sur la restauration ?R - C’est très difficile à dire, la crise économique se ressent partout et affecte forcément notre métier. Nos propriétaires souffrent de l’absence de touristes et accusent forcément des pertes. À l’InterContinental, pour éviter de licencier, l’ensemble du personnel n’a pas été payé pendant 3 jours. C’est sûr, nous aurions préféré percevoir nos salaires complets, mais c’est ce qu’il fallait faire pour sauver des emplois, alors nous nous montrons solidaires.Comment ces difficultés se font-elles ressentir en cuisine ?En cuisine, nous faisons de notre mieux pour limiter les dépenses. Nous...
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