Les participants ont pris le soin d’assurer que « cette réunion est de nature environnementale par excellence, et n’a aucune dimension politique ». « Les Cèdres ne sont la propriété de personne, ni d’aucun groupe ni d’aucune région, poursuit le texte. C’est la propriété de tous les Libanais et l’emblème de notre drapeau. Tout le monde est soumis à la loi, et il n’y a pas de perdant ou de gagnant dans cette affaire. Les seuls gagnants sont le cèdre, le droit, Bécharré, l’environnement et le visage culturel du Liban. »
Les participants ont remercié le président de la République Michel Sleiman, le ministre de l’Environnement Nazem el-Khoury et le ministre de l’Intérieur Marwan Charbel pour leur soutien dans cette affaire.
Rappelons que la construction de gradins dans le voisinage direct de la forêt, l’été dernier, par l’ancien député Gebran Tok pour le mariage de son fils, avait soulevé un tollé dans le pays. Le démantèlement de cette structure avait provoqué la colère de proches de Gebran Tok, qui étaient descendus dans la rue. Mais des pourparlers avec l’ancien député avaient abouti à la nécessité du démantèlement de toutes les structures illégales autour de la forêt. Effectivement, d’autres gradins, plus anciens, construits par les Forces libanaises (FL) ont également disparu. Mais selon des environnementalistes de la région, d’autres constructions illégales devraient encore être démantelées.
Ont assisté à la réunion de jeudi Mgr Maroun Ammar, Rose Choueiri, Ignace Keyrouz, Georges Geagea, Mounir Fakhry, Antoine Tok, président du conseil municipal, Tarek Chidiac, président du Comité national Gebran, Mounir Barakat Rahmé, Youssef Tok, PDG et directeur de l’hôpital gouvernemental de Bécharré et environnementaliste, Riad Keyrouz, président du Comité des amis de la forêt des Cèdres, ainsi que nombre de militants FL.


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