À Sfira, localité stratégique contrôlée par les rebelles depuis plus d’un an, les soldats marchent victorieux. HO/SANA/AFP
L’émissaire international Lakhdar Brahimi a souhaité hier avant de quitter Damas, où il a été reçu mercredi par M. Assad, que la conférence de paix dite de Genève 2 se tienne « dans les semaines à venir et non l’année prochaine ». Le médiateur a expliqué à la presse qu’il serait à Genève mardi pour rencontrer des délégations russe et américaine.
« Des représentants d’autres pays pourraient nous rejoindre, afin de préparer la conférence et nous mettre d’accord sur une date définitive qui sera annoncée dans les jours qui viennent. » Il a également rappelé qu’il était essentiel que l’opposition, profondément divisée sur la question, participe à la conférence. « Si elle ne participe pas, il n’y aura pas de conférence de Genève », a-t-il martelé, en expliquant que le gouvernement syrien avait accepté de participer.
Après avoir quitté la Syrie, M. Brahimi a été critiqué par le ministre syrien de l’Information Omrane al-Zohbi. « Il dit que la conférence de Genève était pour les Syriens et non pas pour les États. Si c’est le cas (...) pourquoi alors inviter des pays comme l’Arabie saoudite et la Turquie, qui participent à l’agression contre la Syrie ? » a-t-il dit à la chaîne al-Mayadeen.
M. Brahimi a ensuite poursuivi sa tournée régionale à Beyrouth, où il a rencontré hier les principaux responsables libanais.
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Détruire les armes chimiques en Albanie
Pendant ce temps à Moscou, Dmitri Medvedev a également émis le souhait de tenir l’objectif de la fin de l’année, tout en critiquant les conditions posées par les opposants à Bachar el-Assad pour s’asseoir à la table des négociations. La Russie a par ailleurs annoncé hier que la plus grande partie de l’arsenal chimique syrien pourrait être détruite en dehors de la Syrie en raison de la violence qui fait rage entre les rebelles et les partisans du régime. Selon le quotidien russe Kommersant, les armes chimiques syriennes seraient très probablement transportées en Albanie. Il est possible que la Russie fournisse des moyens de transport pour évacuer les arsenaux chimiques syriens à l’étranger et participe au financement de l’opération en accordant près de 2 millions de dollars à cet effet, ajoute Kommersant.
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La voie d’Alep
Sur le terrain, les forces du régime ont progressé dans le Nord et près de Damas. Selon l’OSDH, elles cherchent à scinder le quartier sud de Damas de sa banlieue. L’armée syrienne, appuyée par le Hezbollah et les milices prorégime, a avancé dans la localité de Sbené, au sud de Damas, et la région est bombardée depuis hier matin, provoquant un exode, selon l’Observatoire.
De violents combats ont lieu dans le camp de Yarmouk et le quartier de Qadam est bombardé.
En outre, l’armée s’est emparée de la localité stratégique de Sfira, contrôlée par les rebelles depuis plus d’un an et située sur la route stratégique reliant Alep au centre de la Syrie, ont annoncé l’OSDH et l’agence officielle SANA. Malgré plusieurs offensives, les insurgés n’ont jamais pu s’emparer des importantes usines d’armement à la périphérie de cette localité. L’avancée de l’armée lui ouvre théoriquement la voie d’Alep, contrôlée en grande partie par la rébellion depuis juillet 2012.
Alors que les violences et les combats ne montrent pas de signe de répit, l’ONU a annoncé de son côté qu’une enquête était en cours après « des informations inquiétantes de cas de malnutrition en hausse » parmi les enfants bloqués dans des zones assiégées en Syrie.
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« Des représentants d’autres pays pourraient nous rejoindre, afin de préparer la conférence et nous mettre d’accord sur une date définitive qui sera annoncée dans les jours qui viennent. » Il a également rappelé qu’il était essentiel que l’opposition, profondément divisée sur la question, participe à la conférence. « Si elle ne participe pas, il n’y aura pas de conférence de Genève », a-t-il martelé, en expliquant que le...

