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Liban

La trêve armée à Tripoli n’aura duré que 24 heures...

L’accalmie observée à Tripoli après le déploiement de l’armée n’aura duré que 24 heures. Hier, et après le refus du chef du Parti arabe démocrate, l’ancien député Ali Eid, de se conformer à une convocation qui lui avait été adressée la veille par le service des renseignements des Forces de sécurité intérieure, la tension est remontée d’un cran en début d’après-midi, et les francs-tireurs ont repris leur sinistre besogne faisant plusieurs victimes.
La situation a commencé à se dégrader vers midi, lorsque l’armée, qui tentait d’arrêter Ali Charkass, Mahmoud Hallak et Khaled Kawas pour avoir tiré sur des citoyens à Jabal Mohsen, s’est heurtée à un groupuscule armé à Bab el-Tebbané. Ali Charkass a riposté à la tentative de son arrestation en lançant une grenade contre les soldats venus l’appréhender. Un groupuscule armé a tenté également de le défendre en ouvrant le feu en direction de la troupe. Parallèlement, les francs-tireurs ont réapparu, paralysant la rue de Syrie et le périmètre de la mosquée Nassiri et ses environs. L’armée a riposté en tirant en direction des francs-tireurs et en pourchassant les éléments armés. Les tirs ont atteint l’autoroute internationale de Tripoli, notamment au niveau du rond-point du fleuve Abou Ali, qui constitue désormais la ligne de démarcation au-delà de laquelle il est devenu très dangereux de s’aventurer. Deux victimes ont été signalées dans l’après-midi, Nibal Sleiman Hassan, un vendeur de café qui a été blessé par les balles des francs-tireurs, du côté de Talaat el-Omari, et
Hussameddine Abboud, blessé à la poitrine également par balle. Son état est critique.
Comme si les affrontements et la terreur que font subir les milices armées aux citoyens ne suffisaient pas, des coups de feu ont été tirés en l’air à Beddaoui, au passage des corps des victimes du naufrage en Indonésie, dont certains sont originaires du quartier.
Malgré cette nouvelle flambée, le ministre sortant de l’Intérieur, Marwan Charbel, s’est dit « rassuré » quant aux mesures en cours à Tripoli visant à stabiliser la situation dans le cadre du plan sécuritaire établi. Dans un entretien accordé à un quotidien koweïtien, le ministre a affirmé que l’armée « est déterminée à appliquer ce plan ». M. Charbel a ajouté : « Il existe actuellement une coopération qui s’est établie entre les forces politiques et l’armée. Mais je ne sais pas si elle pourra se poursuivre. » Le ministre a révélé, par ailleurs, que l’armée allait élargir son déploiement à l’ensemble de la ville en coopération avec les Forces de sécurité intérieure, assurant que les combattants ne pourront plus bénéficier d’une couverture politique, et que certains d’entre eux – « qui sont liés à l’extérieur » – n’ont aucune couverture.
Citant des sources sécuritaires haut placées, le quotidien al-Joumhouriya a par ailleurs reflété leurs inquiétudes du fait de l’imbrication « des agendas extérieurs et des intérêts locaux », les sources ayant fait part de leur crainte de voir la ville désormais sur la voie d’une discorde continue. Les sources se sont dit « soucieuses » de voir les forces armées enlisées dans une guerre d’usure par le biais d’incidents itinérants comme cela s’est produit mercredi lorsque deux personnes armées ont tiré sur une voiture de transport public à bord de laquelle se trouvaient 3 passagers de Jabal Mohsen qui rentraient de leur travail.
Les mêmes sources ont toutefois assuré qu’« il n’y aura plus cette fois-ci de retour en arrière, même si les conditions de rétablissement de l’ordre sont devenues plus dures ».

L’accalmie observée à Tripoli après le déploiement de l’armée n’aura duré que 24 heures. Hier, et après le refus du chef du Parti arabe démocrate, l’ancien député Ali Eid, de se conformer à une convocation qui lui avait été adressée la veille par le service des renseignements des Forces de sécurité intérieure, la tension est remontée d’un cran en début...

commentaires (2)

T A-T-IL QUELQUE CHOSE QUI S'APPELLE : LA TRÊVE ARMÉE ?

SAKR LOUBNAN

10 h 13, le 01 novembre 2013

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Commentaires (2)

  • T A-T-IL QUELQUE CHOSE QUI S'APPELLE : LA TRÊVE ARMÉE ?

    SAKR LOUBNAN

    10 h 13, le 01 novembre 2013

  • Il est temps que l’armée entre en force a Jabal Mohsen, arrêtent les fauteurs de troubles et dissout le parti des terroristes suppôt de la Syrie. A ce jour toutes les altercations armées ont été provoquées ou sont les faits de collabos Syriens. Il est temps que l’armée et les FSI leurs assènes un bon coup pour en finir. N'est pas Libanais quiconque se prétend être un soldat du régime baasiste ou du Fakih. C'est anti constitutionnel et donc hors la loi. C'est a partir de la qu'il faut agir pour en finir et il semble que nous nous y dirigeons lentement mais surement. A bon entendeur salut, car après il sera trop tard.

    Pierre Hadjigeorgiou

    09 h 37, le 01 novembre 2013

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