L’objectif de la réunion était de relancer le dossier des détenus libanais dans les geôles syriennes et « d’inciter l’État et tous les responsables à accorder la même attention à ce dossier que pour celui de Aazaz, qui a été clôturé par le retour des personnes enlevées », a indiqué Mme Khawand. « Nous sommes aussi les fils de cette patrie et nous avons des droits. L’État libanais doit se solidariser avec nous et nous aider. Il ne devrait pas attendre qu’on l’appelle au secours », a-t-elle noté, estimant que la délégation était prête à rencontrer toutes les personnalités à même de contribuer à faire avancer ce dossier, notamment le chef de l’État, le patriarche maronite et le directeur de la Sûreté générale.
De son côté, M. Ali Abou Dehen a rendu hommage aux positions du député Samy Gemayel sur cette question, déplorant le fait que « personne ne se souvient des Libanais détenus en Syrie ». « Chaque Libanais devrait participer à la dynamisation de cette affaire. Il s’agit d’une question d’ordre humanitaire et qui n’est pas politique », a-t-il ajouté. Aussi a-t-il poussé un « cri humain pour le retour de tous les détenus dans les prisons syriennes ». « Ce dossier ne doit pas être occulté. Il a été rouvert avec les otages de Aazaz et ne doit être refermé qu’avec le retour de tous les Libanais des prisons syriennes », a ajouté Ali Abou Dehen. « Il est inadmissible que certains disent qu’il n’y a pas de détenus dans les prisons syriennes, a-t-il souligné. Nous les connaissons, ils étaient avec nous en prison et nous les avons abandonnés dans ces geôles. Ils ne sont pas retournés. Nous avons leurs noms que nous avons remis à l’État. Ce dernier doit agir en toute sincérité, et se tenir ne serait-ce qu’une fois au côté du peuple libanais et des parents et des mères de détenus qui poursuivent leur sit-in devant l’Escwa. Elles sont en train de quitter ce monde l’une après l’autre, et leurs enfants ne sont toujours pas retournés... », a-t-il souligné.
Et de conclure : « Nous sommes prêts à mener toute action pacifique qui nous aiderait à régler cette question. Sinon, ils seraient en train de nous pousser à commettre des actes qui ne sont pas dans nos habitudes... »
Signalons par ailleurs que le chef du parti Kataëb, l’ancien président de la République Amine Gemayel, a conféré hier avec l’ambassadeur de Norvège, Svein Aass. Les deux hommes ont notamment évoqué la nécessité de former rapidement un cabinet afin que cela puisse paver la voie à la tenue de l’élection présidentielle dans le respect des délais constitutionnels.


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