À l’issue des discussions, M. Aoun a rendu compte dans une déclaration des positions exprimées par le chef des Kataëb à cette occasion.
Selon lui, M. Gemayel a souligné que les conditions d’ici et de là posées à la formation du gouvernement sont dangereuses parce qu’elles « paralysent le pays, entravent la mise sur pied du cabinet et bloquent l’activité du Parlement ».
« Il est du droit du Premier ministre désigné de déterminer par lui-même la forme du
gouvernement, mais d’aucuns ont considéré que cela sortait du cadre national, ce qui a conduit au blocage. Le résultat, c’est que nous en payons aujourd’hui le prix en termes de paralysie dans les institutions », a estimé l’ancien chef d’État, cité par M. Aoun.
M. Gemayel « nous a dit qu’il réfléchissait à une initiative qui aurait pour but d’accompagner la période qui nous sépare de la fin du mandat du président de la République par le biais d’un gouvernement qui serait en charge de gérer cette phase loin de la logique des nombres (de ministres pour chacune des composantes) et des équations (politiques) », a ajouté M. Aoun.
L’ancien président juge « regrettable que les Libanais ne se montrent pas aujourd’hui à la hauteur de la compréhension et de la sympathie témoignées par la communauté internationale, en s’éloignant de la guerre des axes et en retournant aux besoins du Liban et à nos intérêts intérieurs », a-t-il encore dit.
Sur un autre plan, M. Gemayel, toujours cité par le président de l’ordre, souligne que « ce qui s’est passé en Irak, en Égypte et en Syrie, notamment à Maaloula, pousse à dire que la présence chrétienne en Orient est aujourd’hui en danger ».
Cependant, a précisé M. Aoun, l’ancien président estime qu’« en dépit des événements qui prennent un aspect hostile aux chrétiens, ce qui est plus grave encore, c’est lorsque des groupes lancent l’anathème sur leurs propres coreligionnaires », de sorte que la cible est « le visage de l’Orient tolérant et convivial entre toutes ses communautés, ses religions et ses civilisations, et non pas uniquement la présence chrétienne ».


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