L’ancienne vitrine touristique du centre-ville a aujourd’hui triste mine. Il est loin le temps où les terrasses des cafés y étaient bondées.
Depuis quelques années, les fermetures se sont multipliées et aujourd’hui beaucoup d’emplacements sont disponibles. La partie sud de la rue est la plus affectée par l’exode des restaurateurs. La succession de vitrines fermées est navrante. Actuellement, une quinzaine de boutiques et restaurants sont à la location.
Pourtant la rue Maarad avec ses passages en arcade et ses immeubles rénovés a beaucoup de charme, mais l’évolution de sa structure commerciale principalement orientée vers la restauration grand public reste trop dépendante des touristes essentiellement en provenance des pays du Golfe. Leur désertion a été fatale. Cela a conduit la rue Maarad dans une spirale négative. Les plus grandes enseignes telles que Costa, Le Relais de l’Entrecôte, Scoozi, Casper & Gambini’s et Dunkin Donuts ont jeté l’éponge.
Naturellement, les loyers sont à la baisse. En l’espace de six mois, un propriétaire a réduit de 15 % son loyer. Autre exemple, un ancien restaurant de 390 m2 est proposé à moitié prix par rapport à 2011. Malgré ce rabais impressionnant, aucun client n’est intéressé.
En définitive, les loyers sont encore trop élevés par rapport au potentiel des locaux. Les propriétaires devraient réaliser que leurs conditions sont toujours incohérentes par rapport à la situation actuelle. Même si cela n’est que temporaire, il serait judicieux qu’ils s’adaptent au marché. Aujourd’hui, les loyers demandés varient de 800 à 1 000 dollars le m2 pour un rez-de-chaussée, c’est 20 % de trop par rapport à sa juste valeur. Une fois que la rue Maarad aura retrouvé plus de tonus, il sera alors temps de penser à réajuster ses prix à la hausse.
À l’opposé, les irréductibles qui maintiennent leur prix d’il y a encore cinq ans ne doivent pas s’attendre à des miracles.
La détérioration de la structure commerciale ternit également le marché des bureaux. Ce secteur du centre-ville est de plus en plus boudé par les compagnies. Il est vrai qu’il y a peu de plaisir d’avoir son bureau dans une rue quasi déserte. Les loyers se négocient entre 225 et 275 dollars le m2, c’est 10 à 30 % de moins que dans le secteur Foch-Allenby.
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11 h 54, le 27 octobre 2013