Le premier secrétaire près l’ambassade roumaine, le Dr Dan Stoenescu.
R. La Roumanie est le plus francophone des pays de l’Europe centrale et de l’Europe de l’Est. Ce que nous recherchons par-dessus tout, c’est consolider nos relations avec les autres pays francophones, et plus spécialement ceux du Moyen-Orient et d’Afrique, dont le Liban fait partie. En mai 2007, le gouvernement de la Roumanie a adopté l’arrêté concernant la création d’un système de bourses d’études doctorales et postdoctorat, pour permettre aux chercheurs et aux doctorants des pays membres et observateurs de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), de l’Algérie et des institutions faisant partie de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), de bénéficier d’une formation scientifique dans des universités roumaines membres de l’AUF. Ces institutions sont reconnues pour leur excellence dans des domaines de recherche et d’enseignement divers, tels que la littérature, la biologie, le droit, l’économie, la philosophie, les sciences politiques, les sciences de la vie, l’informatique, l’agronomie.
Qui peut bénéficier de ces bourses ?
Ces bourses s’adressent à tous les étudiants régulièrement inscrits en thèse et n’ayant pas bénéficié auparavant d’une bourse de doctorat de l’AUF. Ils doivent être francophones et avoir moins de 40 ans à la date de la clôture de l’appel à candidatures, le 15 novembre 2013. Les enseignants ou encore les chercheurs en activité dans des établissements membres de l’AUF ou observateurs de l’OIF peuvent également bénéficier de ces bourses de recherche. Ils doivent alors être titulaires d’un doctorat depuis moins de cinq ans et avoir moins de 47 ans. Tous les formulaires doivent être complétés uniquement par voie
électronique à l’adresse suivante :
https/formulaires.auf.org.
Quels sont les principaux critères retenus pour la sélection des candidats ?
L’attribution de ces bourses repose sur un double critère : la qualité scientifique et l’opportunité de la candidature pour le développement des régions d’origine et d’accueil. En effet, les étudiants doivent justifier dans leur lettre de motivation l’intérêt de leur recherche doctorale et ses retombées pour leur établissement d’origine. Des entretiens oraux pour tester le niveau de français des candidats et des réunions avec la Commission nationale d’évaluation auront lieu au cours de la deuxième moitié de novembre. Le Bureau Europe centrale et orientale soumettra les dossiers complets des candidats à l’évaluation. Ils seront ensuite présentés à la Commission nationale de sélection qui rendra de façon souveraine les résultats des candidats choisis, avant décembre 2013. La priorité est octroyée aux candidats issus des pays du Sud.
Propos recueillis par
Lamia SFEIR DAROUNI

