Pour pacifier Bab el-Tebbaneh et Jabal Mohsen, par la voie forte, il faudra détruire de grandes parties de ces quartiers.
« L’armée répond aux sources de tirs. Les tireurs embusqués sont cachés sur les toits et dans les ruelles », a indiqué la population.
Les échanges sporadiques de tirs ont fait deux tués : Bassam Younès Abdallah, responsable militaire du Parti arabe démocratique (alaouite) d’Ali Eid, et un commerçant, tué alors qu’il ouvrait sa boutique à Maaloula, situé près du quartier sunnite de Bab el-Tebbaneh.
Bassam Abdallah a été atteint à la tête par un franc-tireur, alors qu’il se trouvait sur un « front » de Jabal Mohsen. Il est arrivé sans vie à l’hôpital de Zghorta, où sont transférés les morts et blessés de Jabal Mohsen.
Par ailleurs, trois blessés, Walid Srour, Abdel Fattah al-Chami et Abdel Wahed Abdel Karim, ont été admis à l’Hôpital islamique, où leur état de santé a été jugé stable.
Dans un autre registre, un inconnu a lancé jeudi une grenade contre la voiture de Abdallah Wardé, dans le quartier bien nommé de Mankoubine (« sinistrés »). Les forces de sécurité se sont rendues immédiatement sur les lieux, mais n’ont pas pu vraiment se rendre utiles.
Au total, cinq personnes ont été tuées et 35 autres ont été blessées depuis que les échanges de tirs ont repris, il y a quatre jours, selon une source de sécurité.
En cours de journée, la rue de Syrie séparant les deux quartiers chauds ainsi que l’autoroute internationale ont été prises en joue par les tireurs embusqués. De ce fait, le trafic est resté faible dans les abords des deux quartiers, tandis que les écoles et les universités restaient fermées. Dans le reste de la ville, banques et commerces ont ouvert comme d’habitude, mais la population a limité ses déplacements aux courses nécessaires.
Le calme précaire de la journée s’est instauré à la suite de combats nocturnes violents sur les axes de Haret el-Berranyeh, le marché de blé, Haret el-Saydeh, Baal el-Darawich, al-Bazar, al-Amercan où des armes légères et moyennes ont été utilisées d’une façon sporadique.
Cette dernière série de violences a débuté lundi soir au moment où était diffusée à la télévision une interview de Bachar el-Assad dans laquelle il jugeait que le Liban n’a pas « vraiment » appliqué une politique de distanciation à l’égard de la crise syrienne.
La flambée de violences a vraisemblablement commencé par des feux d’artifice tirés en l’honneur de M. Assad, à Jabal Mohsen...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Je croyais avoir entendu Mr. Eid chercher a nous convaincre que ses hommes ne descendaient pas dans la rue? Aujourd'hui l'un d'eux, et un responsable dit militaire, se fait tirer comme un lapin sur la ligne de front. En guise de vérité venant de suppôts de régimes dictatoriaux nous sommes servis! Il est temps que l’Armée intervienne avec force pour changer les choses sur le terrain avant que nous soyons 100% dans la situation d'avant 1975. Elle se doit de rentrer a Jabal Mohsen et désarmer les milices qui y circulent, puis sans hésiter faire de même avec Bab el Tabbaneh suivit immédiatement de Tripoli, et ce quelque soit le coût! Si cela ne se fait pas illico presto, il est presque mathématiquement sure que nous nous conduisons a une déflagration généralisée que personne ne pourra arrêter. Nous savons maintenant qui cherche a tout bloquer, qui cherche a tous faire sauter et seul la retenue des parties du 14 Mars empêchent que cela n'arrive. A un moment cela ne sera plus possible.
10 h 12, le 25 octobre 2013