L’été est bien fini ; le corps de l’homme hagard se prépare à lâcher une douceur climatique provisoire, malgré la
dureté des regards, l’indifférence des écoutes, l’a priori des réponses, le fossé des urgences et des préoccupations. Dès la fin des cueillettes et jusqu’au dépouillement des branches par le vent, une pause du regard solitaire s’installe, démunie de la matière et vidée de l’affect chaleureux des rapports bienveillants. L’homme médite sur cette nature, qui se suffit en octobre de ses réserves, sans eau, pour laisser les racines dormir profondément sous la baraka du ciel et l’humidité du sol. Cependant, en fuyant d’autres cieux, faits de noir et de misères, des familles vont chercher la décence et trouver en retour un
horizon de préjugés fait d’évitements, d’appréhensions et de craintes. Le facteur humain, lui, s’est desséché comme un arbre, chez nous et ailleurs. Au nom du peu d’élan naturel des hommes, la sensibilité véritable va considérablement perdre de l’aile. L’habitude de laisser les organismes internationaux s’occuper des facteurs d’urgence lors de crises humanitaires ainsi que de s’autoriser ce « droit de révolte » qui dénonce, sans réagir pratiquement, ressemble étrangement à l’expérience terrifiante du monde lors du 11-Septembre à New York. Regarder non seulement les tours de la finance mondiale mais le genre humain qui s’écroule expose cette étrange « impuissance » du spectateur immobilisé et suspendu à son désarroi.
L’hiver arrive bientôt. Le froid aussi. Les saisons initient les éléments de la nature à la volonté du Créateur. Ainsi, la résistance du bois se confirmera face au froid de l’hiver. Aux gens, embarrassés de tant de supports matériels et d’insouciances, seul un retour à la sensibilité véritable peut réchauffer les cœurs. On réchauffera bien mieux ainsi nos concitoyens et des citoyens d’un pays voisin avec d’abord de la chaleur humaine !


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef