De son côté, l’association Lebanon Eco Movement a publié un communiqué, rappelant le cri d’alarme qu’elle avait lancé, le 5 août 2013, sur base de photos prises par des fidèles qui priaient en l’église de la forêt des Cèdres. De même que les contacts qu’elle a entrepris auprès des autorités et des associations de défense de l’environnement. Elle déplore aujourd’hui « la politisation de cette affaire qui est purement légale et environnementale ». Elle « condamne les agressions contre les forces de l’ordre qui n’ont fait que respecter la décision du ministère de l’Environnement adressée au ministre de l’Intérieur ». Une décision qui appelle à remettre le site en l’état où il se trouvait avant la construction des gradins, dans les plus brefs délais. Et qui insiste sur la nécessité d’enlever tous les séparateurs et matériaux en béton. Cette décision, poursuit le communiqué, invite la municipalité de Bécharré, en coordination avec le Comité des amis de la forêt des Cèdres de Dieu, à lancer une campagne de reforestation du site dégradé, en veillant à installer un réservoir d’eau et un réseau d’arrosage goutte à goutte.
Parallèlement, les députés de Bécharré, Sethrida Geagea et Élie Keyrouz, ont
assuré, dans un communiqué, que l’affaire est purement environnementale et légale et qu’elle n’a aucune finalité politique. « La préservation de la forêt des Cèdres est une affaire nationale qui concerne au même titre le Liban et Bécharré », indique le communiqué. Les deux députés se sont dit « étonnés des propos de l’ancien député qui tentait de justifier l’empiètement sur la forêt ». « Or ces gradins, qui ont été érigés pour une circonstance privée, doivent être détruits », conformément à la décision du ministère de l’Environnement. Une décision qui a obtenu le soutien de l’Unesco, poursuit le communiqué. Et de souligner que la démolition des gradins érigés l’été dernier doit être une étape préalable au démantèlement de toutes les atteintes au bois des Cèdres. Contrairement aux propos de M. Tok qui affirmait que les gradins ont été construits sur un terrain privé, « ce terrain est sujet de litige avec la municipalité de Bécharré », observe le communiqué. Les deux députés se sont enfin excusés auprès des Libanais, de tous les amoureux de la forêt des Cèdres et de l’environnement, et des éléments des forces de l’ordre qui ont été blessés lors des affrontements, « pour l’image négative qu’ont donnée les partisans de l’ancien député », en tenant tête à la loi.


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