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Liban

Appel conjoint de Boutros, Husseini et Hoss pour la formation d’un cabinet dans les plus brefs délais

De gauche à droite sur la photo : Hussein Husseini, Fouad Boutros, Imad Joudié et Sélim Hoss.

Une réunion de travail, ponctuée d’un dîner, a regroupé mardi soir l’ancien ministre des Affaires étrangères Fouad Boutros, l’ancien président de la Chambre Hussein Husseini, l’ancien Premier ministre Sélim Hoss et M. Imad Joudié, coordinateur de la rencontre, au domicile de M. Boutros, dans le quartier Sursock, à Achrafieh.
Les trois anciens responsables ont passé en revue les derniers développements aux plans local, arabe et international à la lumière des différentes crises régionales et de leurs répercussions sur la scène locale, dans la perspective de l’approche de l’échéance présidentielle.
Les trois hommes ont ainsi mis en relief, dans un communiqué, « l’échec des forces politiques, divisées entre les deux camps du 8 et du 14 Mars, à parvenir à une entente sur la nouvelle loi électorale, ou à une vision nationale unifiée, que ce soit vis-à-vis de la crise syrienne ou des transformations que connaissent actuellement certains États de la région, dans le cadre de ce qu’il a été convenu d’appeler le “printemps arabe” ».
Ils ont ensuite dénoncé « la persistance des obstacles à la formation du cabinet à l’ombre des conditions réciproques posées par les parties en conflit politique, ce qui paralyse, en conséquence, les institutions de l’État et leur gestion ». Aussi ont-ils appelé « les responsables concernés à former un gouvernement dans les plus brefs délais pour réconforter les citoyens, repousser les dangers économiques et permettre une relance de la production en améliorant les circonstances financières de l’État et des Libanais ».
Les trois anciens responsables ont également mis l’accent sur la nécessité « d’immuniser la scène interne en parachevant l’application de l’ensemble des clauses de l’accord de Taëf, dans le but de consolider la paix civile, protéger la stabilité intérieure et renforcer le partenariat national entre les composantes de la société libanaise ». « L’application de l’ensemble des clauses de l’accord de Taëf n’a pas uniquement pour effet de consolider et d’immuniser la scène locale, mais permet également de protéger le Liban de toutes les répercussions et de tous les effets négatifs des événements régionaux », note le communiqué.
Fouad Boutros, Hussein Husseini et Sélim Hoss ont enfin souligné la nécessité de « s’entendre sur une nouvelle loi électorale moderne qui conduira à l’établissement d’une cohésion nationale entre les Libanais, l’émergence d’un creuset national, le renforcement de l’unité interne et la protection de convivialité ». Cette nouvelle loi serait « fondée, conformément aux dispositions de Taëf, sur le mohafazat comme circonscription électorale après révision du découpage administratif actuel et sur la proportionnelle ».
La rencontre – la deuxième cette année entre les trois hommes – a eu lieu à l’initiative de Fouad Boutros.
Une réunion de travail, ponctuée d’un dîner, a regroupé mardi soir l’ancien ministre des Affaires étrangères Fouad Boutros, l’ancien président de la Chambre Hussein Husseini, l’ancien Premier ministre Sélim Hoss et M. Imad Joudié, coordinateur de la rencontre, au domicile de M. Boutros, dans le quartier Sursock, à Achrafieh. Les trois anciens responsables ont passé en revue les derniers développements aux plans local, arabe et international à la lumière des différentes crises régionales et de leurs répercussions sur la scène locale, dans la perspective de l’approche de l’échéance présidentielle. Les trois hommes ont ainsi mis en relief, dans un communiqué, « l’échec des forces politiques, divisées entre les deux camps du 8 et du 14 Mars, à parvenir à une entente sur la nouvelle loi électorale,...
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