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Liban

« Pourquoi l’entente sur le bureau de la Chambre ne serait-elle pas extensible au gouvernement ? » s’interrogent les Kataëb

Le parti Kataëb a dénoncé hier « le climat général qui pousse vers plus de blocage sur tous les plans », stigmatisant « l’exacerbation des sentiments confessionnels et la volonté d’instaurer une atmosphère permanente de crainte sécuritaire, ce qui remet en cause les fondements de la vie sociale et menace le régime libanais dans son ensemble, en réduisant la crédibilité de l’État à l’intérieur du Liban et à l’étranger, tout en ayant des conséquences sur les échéances importantes, comme le TSL, les ressources pétrolières et les aides internationales au Liban dans le dossier des déplacés ».
« Dans ce contexte, les leaders libanais doivent se dégager de leurs contraintes habituelles pour adopter une position nationale qui mènerait à la formation d’un gouvernement capable de traiter les dossiers en suspens, dont les nominations administratives », a indiqué le bureau politique du parti dans un communiqué, à l’issue de sa réunion hebdomadaire à Saïfi. Selon les Kataëb, « le pays ne supporte plus les reports et les atermoiements, et la solution ne peut venir que de la Constitution, et non des coups d’État contre la Constitution, le pacte national et les usages constitutionnels ».
« Qu’est-ce qui empêche que l’entente en cours sur l’élection d’un bureau de la Chambre et des élections parlementaires englobe aussi la question du nouveau cabinet ? » s’interroge le communiqué, appelant à « un chantier permanent de travail sur la loi électorale permettant de réduire le mandat prorogé de la Chambre et de s’en remettre le plus rapidement possible à la volonté de l’électeur ».
Au sujet de la crise syrienne, les Kataëb ont mis l’accent sur « les conséquences de plus en plus graves de ce dossier sur la situation au Liban », appelant « la communauté internationale à intervenir avant que les combats ne s’étendent au Qalamoun et aux régions frontalières avec le Liban, ce qui menace la scène libanaise de plus de répercussions dangereuses au double plan sécuritaire et social, avec un nouvel afflux de déplacés ». « Or le Liban souffre déjà de problèmes structurels pour faire face aux nombreuses revendications d’un nombre qui avoisine un million et demi de réfugiés », note le communiqué.
Le bureau politique des Kataëb a par ailleurs salué la libération des détenus de Aazaz, ainsi que la libération des deux pilotes turcs, exprimant cependant « des réserves sur certains aspects du mécanisme adopté pour atteindre l’objectif noble ». Il a également appelé à compléter cette double libération par celle des deux évêques enlevés en Syrie et par celle de tous les détenus libanais en Syrie, à commencer par Boutros Khawand, ainsi que par la mise un terme au cycle des enlèvements.
Sur un plan purement administratif, le bureau politique du parti Kataëb appelle les autorités à faire cesser les infractions immobilières dans plusieurs régions du pays et en particulier dans les projets de Kaa, insistant sur le fait qu’il ne faut pas modifier le paysage démographique des régions libanaises et pousser ainsi les chrétiens à quitter certaines zones. Le bureau politique propose même de dispenser les régions où les chrétiens se sentent menacés de taxes
municipales afin de les pousser à rester sur place.
Le bureau politique des Kataëb a enfin exprimé ses sincères condoléances à la famille du général Wissam el-Hassan, mais aussi aux Forces de sécurité intérieure pour la première commémoration de l’assassinat du patron des services de renseignements des FSI. Il a réitéré, à cette occasion, sa confiance dans l’État et ses institutions et rend hommage à tous ceux qui œuvrent pour la stabilité du pays comme l’avait fait le général Hassan. Il a renouvelé, dans ce cadre, son « engagement envers tous les martyrs à poursuivre le chemin qui mène vers le salut du Liban ».
Le parti Kataëb a dénoncé hier « le climat général qui pousse vers plus de blocage sur tous les plans », stigmatisant « l’exacerbation des sentiments confessionnels et la volonté d’instaurer une atmosphère permanente de crainte sécuritaire, ce qui remet en cause les fondements de la vie sociale et menace le régime libanais dans son ensemble, en réduisant la crédibilité de l’État à l’intérieur du Liban et à l’étranger, tout en ayant des conséquences sur les échéances importantes, comme le TSL, les ressources pétrolières et les aides internationales au Liban dans le dossier des déplacés ».« Dans ce contexte, les leaders libanais doivent se dégager de leurs contraintes habituelles pour adopter une position nationale qui mènerait à la formation d’un gouvernement capable de traiter les dossiers...
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