L’étude de l’institut de recherche affilié à la revue britannique The Economist a en outre classé le Liban 12e parmi 17 pays à revenus moyens supérieurs (PRMS) inclus dans l’étude. La place régionale et mondiale du Liban dans l’étude de l’EIU est restée inchangée en comparaison avec l’étude de 2012.
Rappelons que la microfinance consiste à attribuer des prêts de montants relativement faibles à des personnes défavorisées afin de les aider à établir ou à développer leur entreprise. L’étude de l’institut de recherche affilié à la revue britannique The Economist a classé 55 pays du monde en fonction de l’environnement des affaires propice à la
microfinance. Le score attribué aux pays est calculé en additionnant les pratiques réglementaires de chaque État aux instances soutenant la microfinance moins le facteur d’ajustement. Ce dernier est basé sur le score de stabilité obtenu par chaque pays et représente l’impact que pourrait causer un choc politique ou une faible gouvernance sur l’environnement de la microfinance.
Dans le monde, le Liban s’est classé devant le Bangladesh, la Jamaïque et le Cameroun, mais derrière le Sénégal, la République kirghize et le Madagascar. Le Liban est arrivé seulement devant le Cameroun, le Yémen, la République démocratique du Congo et l’Égypte parmi les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique. Parmi les PRMS, il s’est rangé devant la Jamaïque, l’Argentine, la Thaïlande, la Turquie, le Venezuela. Le Liban s’est vu en outre attribuer le score de 33,3 points, en baisse en comparaison avec les 35,5 points obtenus l’année dernière, et en dessous de la moyenne mondiale de 44,1 points et de la moyenne des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique (41,1 points). Le Liban, le Maroc, l’Égypte et le Yémen ont été les seuls pays arabes inclus dans l’étude, précise le Lebanon This Week qui cite l’étude.
D’un point de vue global, c’est le Pérou qui est arrivé en tête du classement de l’EIU, tandis que le Vietnam est arrivé à la dernière place.
Le Liban, lui, s’est classé à la 41e position mondiale, 11e parmi les PRMS et à la dernière place parmi les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique en ce qui concerne les pratiques de régulation.
Enfin, l’institut de recherche a estimé le nombre d’institutions de microfinance à une vingtaine au Liban, la plupart d’entre elles étant non gouvernementales et situées dans des zones urbanisées.
Il est important de
souligner que l’EIU a estimé que le soutien à la microfinance demeurait « faible » et « inefficace ». « Le manque de stabilité politique tout comme l’incapacité et le désintérêt du ministère de l’Intérieur et de la Banque centrale ont retardé d’indispensables réformes en matière de microfinance », a indiqué le rapport.


Et à la prelière en matière de micro "hommes " politiques....des nano-taffioles.
18 h 04, le 22 octobre 2013