Un prisonnier de Roumieh : double détresse dans un pénitencier délabré. Photo d’archives – Sami Ayad
À la suite du scandale financier à la prison de Roumieh, provoqué par des accusations de détournement de fonds contre la société d’entrepreneuriat chargée de la réhabilitation du bâtiment D, le syndicat des entrepreneurs de travaux publics et de constructions a tenu hier une réunion urgente afin de clarifier sa position sur cette affaire, dont il a dénoncé « la politisation ».
Dans un communiqué, le syndicat a veillé tout d’abord à exprimer son souci de maintenir « la coopération avec les différents services et institutions, d’une part, et de préserver la dignité des entrepreneurs, d’autre part, à l’heure où le domaine des travaux publics alimente 20 % de l’économie nationale ».
Rappelant que l’adjudication avait été remportée par la société d’entrepreneuriat en question le 12-11-2012, et que les travaux ont été entamés le 17-1-2013, selon les conditions fixées par le cahier des charges, le communiqué a affirmé que la société a arrêté les travaux pour des raisons techniques relevant de l’administration publique, ce qui ne lui a pas épargné une vague d’accusations politiques qui lui ont été adressées à travers les médias.
Dans les faits, le ministre sortant de l’Intérieur Marwan Charbel avait accusé, en juillet dernier, l’entrepreneur et la société d’étude chargés de la réhabilitation du bâtiment D de la prison de Roumieh d’avoir réalisé des travaux fort « insuffisants » par rapport aux fonds publics engagés : pour un crédit de 6 millions de dollars affectés aux travaux d’entretien, le ministre avait estimé à 100 000 USD le coût des travaux qui avaient été réalisés jusqu’alors, promettant d’interroger l’entrepreneur et la société. Ces accusations ont été confirmées par un rapport d’évaluation de la prison, qui évoque notamment que « seulement 5 % de la somme allouée a été utilisée pour améliorer les conditions de vie des prisonniers ».
Ce rapport avait fait l’objet, la semaine dernière, d’une réunion ministérielle, présidée par le Premier ministre sortant Nagib Mikati, suivie le lendemain d’une réunion judiciaire, entre le ministre sortant de la Justice, le procureur général près la Cour de cassation, le procureur général aux affaires financières et le président de l’Inspection centrale, pour « évaluer la situation et déterminer les responsabilités ». Le ministre sortant de la Justice avait annoncé notamment que lorsque l’enquête menée par le parquet dans l’affaire des travaux de réhabilitation de la prison sera terminée, la partie responsable du laxisme dans l’exécution sera connue et les responsabilités respectives ou plutôt du « vol » identifiées avant que le dossier ne soit remis au juge d’instruction.
Se ralliant sur cette approche, le syndicat des entrepreneurs a déclaré qu’il comptait sur les résultats finaux de l’enquête menée par les autorités judiciaires financières compétentes pour « mettre un terme à ceux qui pêchent en eau trouble et politisent le dossier ». « Le syndicat accepte toute contestation portée par l’administration sur le travail des entrepreneurs et apprécie le souci des responsables pour les deniers publics, mais souhaiterait, au nom de la coopération entre l’État et les entrepreneurs, qu’aucune accusation ne soit publiquement adressée avant la fin de l’enquête », a ajouté le communiqué. C’est pourquoi « le syndicat n’anticipera pas les résultats de l’enquête en cours sur les travaux de réaménagement de la prison de Roumieh, mais maintient son droit de présenter, au moment convenu, les preuves et les images dont il dispose actuellement, en vue de défendre la cause de l’entrepreneur et de l’indemniser pour atteinte à son image et à sa dignité ».
Pour mémoire
Rapport accablant sur le détournement des crédits alloués à la prison de Roumieh
Scandale de la prison de Roumieh... (suite)
Dans un communiqué, le syndicat a veillé tout d’abord à exprimer son souci de maintenir « la coopération avec les différents services et institutions, d’une part, et de préserver la dignité des entrepreneurs, d’autre part, à l’heure où le domaine des travaux publics alimente 20 % de l’économie nationale ».
Rappelant que l’adjudication avait été remportée par la société d’entrepreneuriat en question le 12-11-2012,...


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mais arrêtez donc de nous prendre pour des cons...le poisson est noyé depuis longtemps...mais quelle bande de foutus hypocrites...
19 h 27, le 18 octobre 2013