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Nos lecteurs ont la parole

Ne généralisons pas

Par Janine KARAM
Ma réponse que voici à un courrier sur « les mères de nos futures générations » (voir L’Orient-Le Jour du mardi 24 septembre) je la partage avec toutes les femmes que je connais et qui sont des amies proches, des ébauches d’amitié qui n’ont pas encore abouti, ou des âmes sœurs qui ont traversé ma vie, mis leurs empreintes et sont restées de beaux souvenirs dans mon cœur.
Pour ceux et celles qui vont me répondre que je ne vis plus au Liban et que je ne suis plus tout à fait au courant de ce qui se passe, je réponds ceci :
– Je connais maman Marinella, mère au foyer, diplômée en pharmacie, qui a décidé d’interrompre une carrière brillante pour élever ses 3 enfants. Elle leur fait don depuis de sa tendresse immense, de son sens civique aigu, de sa culture tellement riche, une mère de nos futures
générations.
– Je connais maman Samar, mère véritable d’une fille, mère dans l’âme de mon fils aîné, et mère dans le cœur de beaucoup d’autres enfants et d’adultes, avec qui elle partage son immense amour de la vie, sa sagesse et son optimisme à toute épreuve ; c’est une femme généreuse, une mère de nos futures générations.
– Je connais maman Peggy, mère non seulement de sa fille exceptionnelle, mais aussi de tous les enfants accueillis dans sa garderie et école maternelle. Mon fils y a passé plusieurs années ; il y a appris beaucoup de choses ; il a surtout appris à se respecter et à respecter son prochain, à partager ses affaires et ses idées et à placer des mots sur ses sentiments. Cette femme ainsi que le personnel de la garderie ont materné mon fils avec moi, elles continuent à le faire pour beaucoup d’enfants. Des mères de nos futures générations.
– Je connais maman Suzanne, mère de 4 garçons, des exemples de politesse, de valeurs familiales et de civisme. Elle suit ses enfants de très près, veille sur leur santé, leur éducation et leur bien-être. Elle les élève avec responsabilité et amour. Une mère de nos futures générations.
– Je connais maman Rania, cette femme généreuse qui fut ma seconde sœur pendant tant d’années, qui a 2 garçons. Quand tu la vois avec ses enfants, tu ne peux pas rester aveugle ni impassible devant la passion qu’elle dégage quand elle joue avec eux, quand elle leur parle et leur chante des chansons avec sa voix angélique. Rania adore ses enfants, elle leur donnerait son cœur comme elle leur donne actuellement son âme. Une mère de nos futures générations.
Je connais Lina, Rida, Leslie, Joëlle, Pascale, Marie-Noël, Carol, Roula, Nidal, Nadine, Dina, Dareene, Christine, Désirée, Mira, Nada, Carla, Maya, Pascale, Tania, Berna, Paula, Josie, Rachel, Liliane... des femmes ayant des enfants qui fréquentent nos écoles et nos garderies ; des femmes que je ne vois pas souvent, mais comme dit ma très chère amie Peggy : « Les pommiers ne donnent pas des radis », des femmes dont je connais l’intégrité, la bonté et la sagesse. Des mères de nos futures générations.
– Je connais des cheftaines scoutes, quelques-unes mères de leurs enfants, d’autres mères de nos enfants, le temps d’une réunion, d’une messe, d’un camp. Elles donnent de leur temps, de leur énergie, de leur attention et de leur amour. Des mères volontaires de nos futures générations.
– Je connais surtout les étiquettes qu’on met sur les personnes, pour les réduire a de simples expressions comme « troupeau de femelles », «hyènes», «fauves déguisées»... derrière lesquelles se cachent des femmes blessées devenues blessantes. Des mères de nos futures générations.
Ma réponse que voici à un courrier sur « les mères de nos futures générations » (voir L’Orient-Le Jour du mardi 24 septembre) je la partage avec toutes les femmes que je connais et qui sont des amies proches, des ébauches d’amitié qui n’ont pas encore abouti, ou des âmes sœurs qui ont traversé ma vie, mis leurs empreintes et sont restées de beaux souvenirs dans mon cœur.Pour ceux et celles qui vont me répondre que je ne vis plus au Liban et que je ne suis plus tout à fait au courant de ce qui se passe, je réponds ceci :– Je connais maman Marinella, mère au foyer, diplômée en pharmacie, qui a décidé d’interrompre une carrière brillante pour élever ses 3 enfants. Elle leur fait don depuis de sa tendresse immense, de son sens civique aigu, de sa culture tellement riche, une mère de nos futures...
commentaires (3)

HONNEUR AUX MAMANS LIBANAISES DONT VOUS PARLER. MAIS JE CONNAIS LA PLUS DÉVOUÉE DES MAMANS : LA MAMAN NATURE ! QUI DANS SON ÉTERNELLE BONTÉ ET DÉVOUEMENT MATERNEL ÉLÈVE NON SEULEMENT SES BONS ENFANTS... MAIS... ET HÉLAS ... LES PLUS MAUVAIS QU'ELLE AIT PU ENGENDRER AUSSI ! LE MALHEUR C'EST QUE LES MAMANS NE PEUVENT PAS DIFFÉRENCIER !

SAKR LOUBNAN

13 h 35, le 18 octobre 2013

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Commentaires (3)

  • HONNEUR AUX MAMANS LIBANAISES DONT VOUS PARLER. MAIS JE CONNAIS LA PLUS DÉVOUÉE DES MAMANS : LA MAMAN NATURE ! QUI DANS SON ÉTERNELLE BONTÉ ET DÉVOUEMENT MATERNEL ÉLÈVE NON SEULEMENT SES BONS ENFANTS... MAIS... ET HÉLAS ... LES PLUS MAUVAIS QU'ELLE AIT PU ENGENDRER AUSSI ! LE MALHEUR C'EST QUE LES MAMANS NE PEUVENT PAS DIFFÉRENCIER !

    SAKR LOUBNAN

    13 h 35, le 18 octobre 2013

  • Tres beau Madame....Avec votre profondeur et votre discernement concernant ces "femmes blessees devenues blessantes" que vous avez su reperer et que vous evoquez a la fin de votre tres bel article, vous m'avez rappele une phrase superbe de la chanson "Who are you" de Tom Waits: "Well I fell in love with your sailor's mouth and your wounded eyes...".

    Michele Aoun

    13 h 00, le 18 octobre 2013

  • C'est beau...merci.

    GEDEON Christian

    12 h 09, le 18 octobre 2013

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