Cheikh Kassem a précisé qu’aujourd’hui, ni le Hezbollah et ses alliés ni le 14 Mars ne possèdent une majorité parlementaire. Chaque camp a donc besoin de coopérer avec l’autre pour aboutir à la formation d’un gouvernement. Avec la nouvelle position de Walid Joumblatt, le pari du 14 Mars de former un gouvernement monochrome a été balayé. Ce camp ne peut plus obtenir une majorité parlementaire pour nous affronter, alors que nous n’avons jamais demandé à Walid Joumblatt d’être à nos côtés pour affronter ce camp. Au contraire, nous avons toujours appelé à un gouvernement au sein duquel toutes les parties seraient représentées et qui dirigerait le pays dans le cadre de la participation de tous.
Cheikh Kassem a poursuivi son développement, invitant le 14 Mars à tirer les leçons de l’expérience passée et de la façon dont il a fait perdre au pays sept mois en empêchant la formation d’un nouveau gouvernement. Il a rappelé au 14 Mars qu’en paralysant le pays, il parvient à empêcher l’autre camp de gouverner pleinement, mais il ne gouverne pas, lui, pour autant. Alors que s’il accepte un gouvernement d’entente, il pourra partager à égalité le pouvoir avec les autres et participer équitablement aux décisions.
Cheikh Kassem a encore affirmé en parlant du 14 Mars : « Ce camp veut ce qu’il ne peut avoir et rejette la seule possibilité de solution, par le biais de la participation. Il veut la totalité du pouvoir, mais il doit comprendre que son rêve d’un gouvernement qu’il contrôle entièrement est irréalisable. Et s’il continue à paralyser le pays, l’échéance présidentielle arrivera et ce sera le gouvernement chargé des affaires courantes qui supervisera cette période. »
De son côté, Mohammad Raad, chef du bloc des députés Hezbollah au Parlement, a déclaré, à l’issue d’une visite protocolaire à l’ancien Premier ministre Sélim Hoss, que la formule « 9,9,6 » est compatible avec l’exigence du 8 Mars et allié d’un gouvernement qui respecterait le poids parlementaire des parties. Il a réitéré l’appui de son parti à un gouvernement d’union qui rassemble tout le monde, voyant dans la formation d’un tel gouvernement le début de la solution de la crise libanaise. Raad a insisté sur le fait que le 14 Mars s’est placé dans une impasse et il ne sait plus comment en sortir, alors que selon lui, la solution est facile, via un gouvernement où toutes les parties sont représentées selon leur poids parlementaire.
Mohammad Raad a insisté sur l’importance vitale du dossier des ressources énergétiques du Liban. « Il faut donc éviter de prendre des décisions à la légère dans ce dossier. C’est pourquoi, a-t-il dit, il est impératif soit de former un gouvernement au plus tôt pour traiter ce dossier, soit de tenir une réunion extraordinaire du gouvernement démissionnaire. » Dans une allusion à la polémique qui oppose le ministre de l’Énergie Gebran Bassil au ministre de la Santé Ali Hassan Khalil, Raad a estimé que le dossier des ressources gazières ne se traite pas à travers les médias, en lavant publiquement le linge sale. Cela nuit, selon lui, à la réputation et à l’image du Liban, surtout dans un dossier prometteur qui pourrait profiter à tout le Liban.


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Avant de vouloir ya Cheikh Kassem , il faut posseder. Il n'ont rien entre les mains et exigent ce qu'ils ne peuvent pas rever avoir . Plus dure sera la chute .
15 h 20, le 16 octobre 2013