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Liban - La Situation

Chaud et froid sous le ciel libanais

La lumière semble, pour une fois, en voie d’être faite sur le double attentat à la voiture piégée d’août dernier à Tripoli. Ce fait est si rare qu’on ne peut, de prime abord, que s’en féliciter. Cependant, la tournure prise par les développements de l’enquête et les dernières décisions judiciaires à cet égard, mettant en cause des individus en rapport avec le quartier alaouite de Jabal Mohsen, font légitimement craindre le risque d’une nouvelle descente aux enfers dans la ville.


Les fils de l’affaire étant dénoués par le service de renseignements des FSI, un appareil sécuritaire politiquement assimilé par le 8 Mars au camp adverse, les ingrédients d’un cocktail explosif que l’on serait en train de balancer dans ce qui est déjà une poudrière sont bien là. La tonalité de la conférence de presse tenue hier par le « patron » politico-militaire du quartier, Rifaat Ali Eid, le confirme assez.
M. Eid, secrétaire général du Parti arabe démocratique, une appellation couvrant le clan alaouite pro-Assad à Tripoli et dans le Nord, a tout naturellement clamé l’innocence de sa formation que, du reste, personne n’a officiellement incriminée.


Certes, il ne s’est guère risqué à prendre d’emblée la défense des individus mis en cause, s’engageant même à respecter le processus judiciaire enclenché à leur encontre, mais il a clairement tenté de jeter une espèce de discrédit sur l’enquête des SR des FSI.
Et ce que M. Eid n’a pas dit lui-même, des habitants de Jabal Mohsen, montrés par les journaux télévisés du soir, n’ont pas hésité, eux, à le dire. « Ceux qui ont l’intention de venir ici arrêter des gens devraient apporter leurs cercueils avec eux », a ainsi lancé un militant.


Pourtant, on estime dans les milieux politiques qu’une explosion à Tripoli n’est pas fatale et que les développements en cours pourraient, au contraire, conduire au parachèvement du plan de sécurité mis au point pour la ville. Les prochains jours seront un test à cet égard.


Sur le plan gouvernemental, la même impression de chaud et froid prévaut : d’un côté, rien ne bouge et les positions des uns et des autres restent figées dans leur éloignement. Elles le sont à un point tel que même une entrevue à Paris entre Saad Hariri et Walid Joumblatt – où ils se trouvent tous deux – paraît problématique à l’heure actuelle, après la découverte subite par le chef du PSP des charmes de la formule des « 9/9/6 », défendue par le 8 Mars, lui qui ne jurait jusque-là que par celle des « trois 8 ».


Mais en sens inverse, un développement qui pourrait avoir des suites non négligeables s’est produit hier. Il s’agit de la visite rendue par l’ambassadeur d’Iran à Beyrouth au chef du bloc du Futur, Fouad Siniora. Constituant une première depuis plus de trois ans, à l’époque où Saad Hariri dirigeait le gouvernement, cette visite et les propos tenus par l’ambassadeur illustrent les efforts d’ouverture de l’Iran du président Hassan Rohani. À terme, cette évolution pourrait peut-être ouvrir une brèche dans le mur qui entrave aujourd’hui la vie politique au Liban.

 

 

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La lumière semble, pour une fois, en voie d’être faite sur le double attentat à la voiture piégée d’août dernier à Tripoli. Ce fait est si rare qu’on ne peut, de prime abord, que s’en féliciter. Cependant, la tournure prise par les développements de l’enquête et les dernières décisions judiciaires à cet égard, mettant en cause des individus en rapport avec le quartier alaouite de Jabal Mohsen, font légitimement craindre le risque d’une nouvelle descente aux enfers dans la ville.
Les fils de l’affaire étant dénoués par le service de renseignements des FSI, un appareil sécuritaire politiquement assimilé par le 8 Mars au camp adverse, les ingrédients d’un cocktail explosif que l’on serait en train de balancer dans ce qui est déjà une poudrière sont bien là. La tonalité de la conférence de presse...
commentaires (2)

Encore et toujours des folies confessionnelles . Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

16 h 20, le 15 octobre 2013

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Commentaires (2)

  • Encore et toujours des folies confessionnelles . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    16 h 20, le 15 octobre 2013

  • "Efforts d'ouverture de l'Iran du président Hassan Rouhani"? A la bonne heure. Que l'ambassadeur d'Iran commence par faire taire certains ténors du Hezbollah dont les propos empoisonnent tous le jours ce pays.

    Halim Abou Chacra

    04 h 47, le 15 octobre 2013

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