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Liban

« La mentalité milicienne reste ancrée dans l’esprit des gouvernants », déplore Aoun

Pour le souvenir du 13 octobre 1990, le Courant patriotique libre (CPL) a organisé samedi, en l’église Saint-Élie d’Antélias, une messe en mémoire des martyrs qui étaient tombés ce jour-là, en présence du chef du parti, le général Michel Aoun, et de son épouse, Nadia, des ministres et des députés de son bloc parlementaire, de Mme Tracy Chamoun, des familles des martyrs et d’un grand nombre de cadres et de partisans du CPL.
L’office divin a été célébré par le père Antoine Rajeh qui a indiqué dans son homélie que si le souvenir du 13 octobre 1990 est commémoré, « ce n’est pas dans un esprit de provocation, mais pour nous rappeler que nous devons nous unir ». Il a salué la mémoire des martyrs et rappelé la disparition, ce jour-là, des deux moines Albert Cherfane et Sleiman Abi Khalil.
Au terme de la messe, M. Aoun a prononcé une allocution dans laquelle il a notamment déploré « l’esprit milicien » qui prévaut toujours, selon lui, au sein de la classe politique gouvernante, après avoir salué la mémoire des martyrs du 13 octobre 1990. « Nous continuons d’honorer les promesses que nous leur avons faites. Nous ne sommes rentrés au pays qu’une fois que celui-ci a été libéré de tout soldat étranger. La terre a été libérée mais pas les esprits de ses gouvernants qui restent occupés et qui ont contribué à hypothéquer les décisions nationales », a déclaré le général Aoun.
« Ce que nous vivons aujourd’hui est le drame que représente leur façon de gouverner. Les dirigeants libanais sont issus de milices adversaires, mais qui ont fini par former une alliance entre elles ainsi qu’avec l’autorité de tutelle pour accéder à des postes à partir desquels ils peuvent se partager les ressources du pays », a-t-il ajouté. Et de poursuivre : « Aujourd’hui encore, ils restent soumis à de nombreuses tutelles. Ils reçoivent des instructions et des ordres et sont incapables de se soustraire à l’assujettissement dans lequel ils se sont placés. Il ne leur est plus possible de se libérer de leur soumission à des maîtres étrangers dont ils exécutent les ordres. »

Les frustrés
Le général Aoun a ainsi jugé indispensable de « libérer l’homme pour pouvoir préserver une terre devenue libre, réédifier l’État et assurer un avenir décent aux familles de ceux qui ont donné leur vie pour le pays ». « C’est de cette réalité que nous tirons notre pensée réformiste. La mentalité milicienne, que nous croyions disparue, reste ancrée dans l’esprit des gouvernants, domine le pays, corrompt les institutions, hypothèque ses ressources et assujettit son peuple toujours à travers la peur et le besoin », a déploré le chef du CPL.
Poursuivant sur sa lancée, il a considéré que « le pouvoir se fonde aujourd’hui sur la transgression des lois et le népotisme qui sert à couvrir la corruption ». « Telles sont les coutumes et les traditions en vigueur dans le secteur public. La société s’y est habituée et s’y est soumise. Si cette situation se maintient, il ne sera pas possible d’entreprendre la moindre réforme », a-t-il regretté, avant de juger « nécessaire de réunir toutes les forces frustrées et capables pour briser les chaînes qui barricadent les capacités du peuple et l’empêchent de se libérer d’une situation mauvaise destinée à le maintenir prisonnier du féodalisme politique, sectaire et financier, traînant sa frustration à travers une démocratie dénaturée au sein de laquelle il mendie ses droits aux portes des parties influentes ».
M. Aoun a conclu son intervention, en promettant de « poursuivre la lutte pour édifier un État dont les
dirigeants respectent la Constitution et les lois et sont à l’écoute des souffrances du peuple ».
Hier, une délégation de la jeunesse du CPL s’est rendue à Deir el-Kalaa, à Beit-Mery, où elle a déposé une couronne de fleurs et un rocher sur lequel le slogan, donné par le général Aoun à la commémoration de cette année, a été gravé : « Les martyrs ont l’honneur du sacrifice. Nous devons rester fidèles. »
Plusieurs civils et militaires avaient été massacrés le 13 octobre 1990 par les soldats syriens entrés ce jour-là dans les régions chrétiennes.
La délégation s’est associée aux prières élevées par le supérieur du couvent Saint-Jean de Deir el-Kalaa, le père Nagib Baaklini, à la mémoire des victimes, avant que des déclarations ne soient faites pour la circonstance.
Pour le souvenir du 13 octobre 1990, le Courant patriotique libre (CPL) a organisé samedi, en l’église Saint-Élie d’Antélias, une messe en mémoire des martyrs qui étaient tombés ce jour-là, en présence du chef du parti, le général Michel Aoun, et de son épouse, Nadia, des ministres et des députés de son bloc parlementaire, de Mme Tracy Chamoun, des familles des martyrs et d’un grand nombre de cadres et de partisans du CPL.L’office divin a été célébré par le père Antoine Rajeh qui a indiqué dans son homélie que si le souvenir du 13 octobre 1990 est commémoré, « ce n’est pas dans un esprit de provocation, mais pour nous rappeler que nous devons nous unir ». Il a salué la mémoire des martyrs et rappelé la disparition, ce jour-là, des deux moines Albert Cherfane et Sleiman Abi Khalil.Au terme de la...
commentaires (4)

IL A RAISON MAIS... IL AIME À ESSAYER DE SE POSITIONNER TOUJOURS HORS DU GÂTEAU... QU'IL AVALE LE PREMIER !

SAKR LOUBNAN

13 h 34, le 14 octobre 2013

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Commentaires (4)

  • IL A RAISON MAIS... IL AIME À ESSAYER DE SE POSITIONNER TOUJOURS HORS DU GÂTEAU... QU'IL AVALE LE PREMIER !

    SAKR LOUBNAN

    13 h 34, le 14 octobre 2013

  • Le général Aoun dénonce "ceux qui sont soumis aux tutelles, qui reçoivent des instructions et des ordres et sont incapables de se soustraire à l'assujetissement dans lequel ils se sont placés. Il ne leur est plus possible de se libérer de leur soumission à des maîtres étrangers dont ils exécutent les ordres". La force politique à laquelle s'applique le plus parfaitement cette description du général est sans aucun doute possible le Hezbollah, son allié, soumis à 1000% à la tutelle iranienne dont il reçoit les ordres les plus spectaculaires et les plus contraires aux intérêts du Liban, comme celui de participer à la guerre en Syrie.

    Halim Abou Chacra

    10 h 28, le 14 octobre 2013

  • Tout ce que dénonce ici le petit suiviste correspond exactement au comportement et au fonctionnement du Hezbollah. Soit c'est bien la milice illégale qui est la cible de ses propos, soit le petit suiviste est de plus en plus à l'ouest, aveugle et inconscient, ce qui ne serait pas étonnant de la part de quelqu'un qui commémore les martyrs massacrés par la vaillante armée syrienne qu'il vénère depuis 8 ans.

    Robert Malek

    03 h 29, le 14 octobre 2013

  • ESPRITS ET MENTALITÉS MILICIENNES ET, MARÉCHALO-GÉNÉRALISSIME, MILITARISTES AUSSI... SONT LES DEUX PLAIES QUI FONT SAIGNER LE PAYS !

    SAKR LOUBNAN

    01 h 47, le 14 octobre 2013

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