Le chef de l’État lors de son entretien avec le Premier ministre désigné. Photo Dalati et Nohra
Retour à la case départ, semblait dire le Premier ministre désigné hier à l’issue de sa rencontre avec le chef de l’État, Michel Sleiman. Tammam Salam continue toutefois d’afficher une attitude inébranlable et une détermination désarmante malgré une « multitude d’obstacles » dont il a fait état à sa sortie de Baabda.
« Je n’ai rien de nouveau à vous dire qui laisse espérer, en matière de formation du gouvernement », a-t-il affirmé, faisant état une fois de plus d’une série d’obstacles entravant le processus de la formation du gouvernement, qui reste, toutefois, « pressant pour faire face aux développements ».
« Par moments, a ajouté M. Salam, j’ai l’impression qu’il n’y a eu aucun progrès en direction de la levée de ces obstacles et je perçois, à travers certaines positions et déclarations, que les personnes concernées, une partie d’entre elles du moins, ne désirent pas faciliter les choses, d’où des obstacles supplémentaires. »
Prié de dire si l’on s’approche aujourd’hui un peu plus de la position parrainée par le député Walid Joumblatt, qui s’est dit désormais en faveur de la formule des 6-9-9 (6 portefeuilles pour les centristes, 9 pour le 8 Mars et 9 autres pour le 14 Mars), le Premier ministre désigné a indiqué qu’il y a « plusieurs formules qui sont évoquées et rien n’est encore définitif, puisque les tractations se poursuivent. C’est ce que j’ai voulu dire lorsque j’ai laissé entendre qu’il n’y avait pas de clarté à ce propos jusque-là ».
Interrogé sur un éventuel rapprochement entre Mousseitbé et Aïn el-Tiné à l’occasion des fêtes de l’Adha, M. Salam a assuré que la communication se poursuit avec toutes les parties et forces politiques, et n’a été interrompue à aucun moment, plus particulièrement avec Nabih Berry.
Et de conclure en espérant que la solution ne saurait tarder et précisant que les tractations reprendront après les fêtes.
La polémique se poursuit
La guerre des positions et le flot d’accusations mutuelles qui se sont poursuivis en parallèle entre les camps du 8 et du 14 Mars à propos du type de gouvernement souhaité sont venus étayer les propos de M. Salam.
« La problématique réside dans la volonté de marginalisation qui anime l’autre camp, et n’a rien à voir avec les formules en vigueur », a déclaré le ministre sortant du Tourisme, Fadi Abboud.
Le PNL a réitéré son appui à la position annoncée dès le départ par les forces du 14 Mars, à savoir un gouvernement neutre que continue de rejeter le camp adverse. Après sa réunion hebdomadaire, le PNL a déclaré qu’il n’est plus permis de tergiverser par rapport à la formation du gouvernement, rappelant que les prérogatives en la matière reviennent constitutionnellement au chef de l’État et au Premier ministre désigné, et laissant entendre que les blocs n’ont pas à imposer leurs conditions. Et le parti d’accuser le Hezbollah et ses alliés de « continuer de faire de la surenchère et de proférer des menaces ».
C’est le même appel en faveur d’un gouvernement neutre que l’on entend de la part du député Mohammad Hajjar, qui a accusé frontalement le parti chiite de mettre des obstacles et d’entraver les efforts de M. Salam.
La réponse n’a pas tardé à venir : « Le Hezbollah ne bloque pas le processus de formation du gouvernement », a assuré le député membre du bloc de la Fidélité à la résistance, Mohammad Raad. « Nous désirons que le nouveau cabinet réussisse et fasse preuve d’efficacité. Nous souhaitons par conséquent que toutes les composantes politiques qui sont en désaccord soient contraintes à trouver des solutions et des points d’entente en vue d’assumer des postes de responsabilité. »
Le député du bloc du Futur, Issam Araji, a été un cran plus loin, accusant le Hezbollah de chercher à bloquer jusqu’à l’échéance présidentielle, pour étendre sa mainmise sur le pays. Le député des Forces libanaises Joseph Maalouf a considéré pour sa part que c’est l’attachement du parti chiite à la formule « armée-peuple-résistance » qui empêche la formation du gouvernement.
Hamadé n’est pas optimiste
« Les positions continuent de diverger en matière de formation du gouvernement », a résumé de son côté le député Marwan Hamadé, rappelant que l’ancien chef de gouvernement, Fouad Siniora, reste attaché à la neutralité du gouvernement alors que le leader druze Walid Joumblatt a abandonné la formule des trois 8 pour lui substituer celle des 6-9-9. « Bref, autant de facteurs qui montrent que l’échéance gouvernementale est loin d’être acquise », a-t-il dit.
La vieille, M. Hamadé, qui a pris part à une conférence sur « l’alternative de la neutralité au Liban » organisée par le centre Issam Farès, avait souligné que le climat régional qui prévaut actuellement est propice à la neutralité. Le député a estimé qu’avec le recul de l’éventualité d’une guerre entre l’Iran et Israël et l’abandon de l’option de l’interventionnisme américain en Syrie, les forces de l’axe syro-iranien vont se rendre à l’évidence que leur approche en termes de « moumanaa » n’est plus justifiée. Selon lui, la neutralité ne peut pas être circonstancielle et la déclaration de Baabda n’est pas suffisante.
Lire aussi
La présidentielle de nouveau sur la sellette : une prorogation du mandat Sleiman n’est pas à exclure, l’éclairage de Philippe Abi-Akl
Huit ans après le retour de Michel Aoun, le bloc du Changement et de la Réforme fait le point


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
LE HAKIM DIT AUJOURD'HUI QUE LE RETARD DANS LA FORMATION DU GOUVERNEMENT TUE NOTRE DÉMOCRATIE. BON RÉVEIL HAKIM... MÊME SON DE CLOCHE TOUS LES JOURS DE L'AUTRE CÔTÉ QUI NE SAIT PAS CE QUE C'EST LA DÉMOCRATIE... HUITISTES ET QUATORZISTES SONT ÉGALEMENT RESPONSABLES. LES HUITISTES AVEC LEUR TIERS DE BLOCAGE, LEURS CHOIX DES MINISTÈRES ET LA MAINMISE, SUPER DÉMOCRATIQUE, DONT ILS RÊVENT. LES QUATORZISTES AVEC LEUR CÉCITÉ CAR ILS NE COMPRENNENT PAS QU'IL FAUT UN GOUVERNEMENT D'UNION NATIONALE (HEZB DEDANS AVANT TOUS LES AUTRES AUJOURD'HUI CAR LA LOGIQUE ET LA DONNE L'IMPOSENT ! ) ET TOUT LE RESTE POUR UN DIALOGUE ( IMPOSSIBLE ENTRE CES DEUX PARALLÈLES MARSIENS EXTRA TERRESTRES ) QUI VA VENIR MALGRÉ TOUT ET MALGRÉ TOUS ! __ EN FAIT, POURQUOI ILS NE DÉGAGENT PAS LA PLACE TOUTES CES RELIQUES DE VIEUX CARILLONNEURS ?
12 h 47, le 13 octobre 2013